Sagard, Hist. du Canada, p
sola tous intérieurement, pour être la meilleure qu’ils eussent jamais ouïe à ce qu’ils m’ont assuré,” écrit Sagard1.
Le clergé de la ville, l’évêque le premier, auquel ils firent visite, les assistèrent durant les huit ou neuf jours qu’ils passèrent auprès du sanctuaire célèbre.
“ Après s’être tous bien reposés et (avoir) repris haleine, ils prirent congé des prélats et seigneurs leurs bienfaiteurs avec les humbles remercîments dus à personnes si charitables et pieuses et se mirent en chemin pour Colonne, pour de là prendre la mer et être au plus tôt en France2. ”
Dans cette ville, ils furent très bien reçus par le gouverneur et sa femme, “ avec une telle magnificence, qu’ils furent servis à plats couverts et ensuite la comédie3. ”
Le lendemain matin ils allèrent faire un petit pèlerinage à l’église des Récollets de cette ville, où se vénérait une image de la Sainte Vierge, célèbre par ses miracles.
Pour nous dire que nos voyageurs ne devaient pas seulement faire des pèlerinages, mais aussi songer au retour chez eux, Sagard écrit : “ les dévotions sont très bonnes, mais il faut encore penser de son retour au logis, car après avoir vu Marie, il faut voir Marthe et descendre de l’échelle de Jacob avec les anges, pour y remonter avec eux ;