‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 324 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

et racines et vaquer à la pêche de poisson1 2. ” Sagard décrit aussi la misère des Français : “le mois de mai s’écoula sans que l’on entendit aucune nouvelle de France, ce qui mit en peine tous les hivernants à qui les dents croissaient comme l’herbe en bonne terre, faute d’avoir de quoi les employer, car selon leur calcul, il devait être arrivé quelques navires dès le commencement du mois, et (cela) eût été bien nécessaire, à ce coup que tous les vi- \res défaillaient 5 car de sept écqelles de grain que le sieur de Champlain avait ordonné par semaine , des le Noël passe pour chaque personne de l’habitation, il en fallut retrancher plus de la moitié et courir les bois jusques cinq ou six lieues loin, pour trouver des racines de bon manger, car celles des environs de Québec avaient été toutes consommées3. ”

En ce mois de mai, Champlain eut recours à la générosité et charité des Jésuites et des Récollets. A 1 endroit de ces derniers il dit ; “Je fus visiter le Pere Joseph de la Roche, très bon religieux, pour savoir si nous pourrions espérer du secours de leurs grains, s ils en avaient de trop et que n’en eussions de France ; il me dit que pour ce qui était de lui il le ferait et y consentirait, qu’il en fallait donner avis au Père Joseph Le Caron, gardien, et qu’il lui en parlerait4. ”

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