‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 325 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

PRISE DE QUÉBEC

Sagard nous rapporte un autre détail prouvant bien que les missionnaires prenaient part à l’épreuve générale et accédaient volontiers aux désirs de Champlain pour la diminuer. Celui-ci “ pria le Père Joseph de lui prêter un coin de notre terre à essarter, ce qui lui fut non seulement accordé, mais d’en prendre où il voudrait, même celle que nos religieux avaient désertée cette année-là, qu’il accepta, et y fit travailler son serviteur.

“ Le sieur Corneille, commis du sieur de Caen, en demanda aussi et y vint travailler lui-même, puis quatre autres personnes, lesquelles nous accommodâmes d’une autre bonne étendue de terre, et dès lors ces messieurs commencèrent à connaître en effet qu’ils devaient (auraient dû) avoir suivi notre premier conseil, qui avait toujours été de labourer les terres, et crurent alors combien nos religieux avaient eu de peine à accommoder icelles desquelles ils (ces messieurs) jouissaient à présent du fruit par leur bénéficence (des Récollets)1. ” Rien de plus exact. Si les marchands avaient eu le même idéal que Champlain et les Récollets, depuis longtemps déjà la colonie eût été à même de se garantir pour le moins de la famine, par les produits de la terre, défrichée et cultivée sur une vaste étendue.

â ^Champlain, après avoir dit que “ la déploration la plus sensible . . . était de voir quelques pauvres ménages chargés d’enfants qui criaient à la faim après leur père et mère qui ne pouvaient fournir à

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