‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 326 sur 344 · Sagabd, Hist. du Canada , pp · texte numérisé non relu

Sagabd, Hist. du Canada , pp

leur chercher des racines, car malaisément chacun en pouvait-il trouver pour manger à demi leur soûl, dans l’épaisseur des bois, à quatre et cinq lieues de l’habitation, ” fait lui aussi et avec indignation le procès des anciennes sociétés. Il leur reproche de n’avoir pas “ voulu donner moyen de cultiver des terres, ôtant par ce moyen tout sujet d’habiter le pays, ” d’avoir contrecarré de plusieurs manières ceux qui comme Hébert se vouèrent à l’agriculture1.

Le mal était fait, les hivernants en subissaient les suites déplorables. Plusieurs Sauvages firent preuve en ces occasions d’un dévouement sincère aux Français. Il faut signaler en particulier Choumin que nous connaissons depuis longtemps. Nommons aussi Neogabinat2 qui, n’ayant rien, conduisit le Père Joseph à la chasse des loups marins non loin de l’île aux Coudres. Ils firent deux bonnes prises qu’ils ramenèrent à Québec.

Le 17 juillet, les Hurons arrivèrent avec les Français qui étaient dans leur pays, y compris le Père de Brébeuf. Les pauvres affamés de Québec n’en retirèrent presque aucun profit. Champlain prenait patience, comptant sur la récolte qui promettait. Il faut citer ce qu’il en dit, afin d’avoir une idée de ce qui avait été accompli en fait de culture. La veuve Hébert et son gendre “ avaient |quel-

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