‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 328 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

Entre autres expédients employés par Champlain pour ne pas exposer ses gens à mourir de faim, il faut signaler ses démarches auprès de diverses nations sauvages pour leur faire accepter un certain nombre de Français dans leurs villages.

C’est ainsi que les Gaspésiens promirent d’en nourrir vingt. Le 26 de juin, trente personnes, sous la conduite de Boullé, beau-frère de Champlain, partirent de Québec dans une barque assez mal équipée et fort mal approvisionnée, appelée La Coquine, de douze à quatorze tonneaux, d’après Sagard1, de sept à huit d’après la déposition faite par Champlain en Angleterre2. Vingt de ces personnes avaient accepté d’aller vivre avec les Sauvages de la Gaspésie ; les autres chercheraient passage à bord des navires de pêche, s’ils en trouvaient, sinon ils tenteraient la traversée sur leur frêle embarcation.

1 La Coquine longeait les côtes du golfe Saint-Laurent à la recherche de quelque navire, lorsque Boullé rencontra Emery de Caen à bord d’un vaisseau chargé de provisions pour Québec. “ Lajoie qu’ils eurent l’un et l’autre de cette rencontre ne fut pas petite, car si le dit de Caen fut consolé (en) entendant que tous se portaient bien à Québec, à leur débilité près, les autres furent encore plus réjouis de leurs secours et d’apprendre que le sieur de Razilly était en chemin avec ordre du roi de venir combattre l’Anglais et sauver le pays3. ”

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