‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 329 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

PRISE DE QUÉBEC

Puisque les secours arrivaient, Boullé, renonçant à son périlleux voyage, tourna le cap vers Québec pour y porter la bonne nouvelle, avec les vivres et munitions que de Caen lui remit.

Mais sur ces entrefaites, des Sauvages apportèrent la nouvelle que des navires anglais étaient entrés dans le fleuve. Boullé se mit aussitôt en route ; le lendemain matin, il aperçut un grand navire tirant après lui une barque; impossible de savoir de quel pays il venait. Au lieu de continuer sa course, Boullé voulut savoir s’il était ami ou ennemi. Les Anglais l’aperçurent, et, pour le tromper, lui firent signe avec le chapeau, l’invitant à s’approcher. Cette manœuvre parut louche. Tout-à-coup, la barque fut détachée du navire et dirigée vers La Coquine. Les Français prirent aussitôt la fuite et auraient échappé à l’ennemi si les Anglais n’avaient pas dépêché “ une double chaloupe avec vingtcinq hommes, tous frais et gaillards, qui en moins de trois heures les atteignirent, prirent la barque et les firent tous prisonniers.

“ Les Anglais furent extrêmement aises de cette prise et d’apprendre de nos hivernants l’état de Québec, (ce) qui leur donna l’espérance de s’en rendre bientôt les maîtres1. ”

“ Un jeudi matin, 19ènie jour de juillet 1629, que l’on croyait l’ennemi plus éloigné, arriva fortuitement de Tadoussac au logis des Révérends Pères Jésuites, le fils d’un Sauvage nommé la Nasse, autrement Manitourcharche2, cabané proche

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