‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 330 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

2. Manitougatche. Relations des Jésuites, 1633, pp. 3, 9; 1634, p. 5.

la maison des dits Pères et leur dit que trois navires anglais paraissaient proche l’île d’Orléans1. ”

“ Lorsque ces nouvelles vinrent, écrit Champlain, j’étais seul au fort; une partie de mes compagnons étaient allés à la pêche, les autres chercher des racines, mon serviteur et les deux petites filles Sauvagesses2 y étaient aussi. Sur les dix heures du matin, une partie se rendit au fort et à l’habitation ; mon serviteur, arrivant avec quatre petits sacs de racines, me dit avoir vu les dits vaisseaux anglais à une lieue de notre habitation, derrière le cap de Lévy3. ”

Le Père Joseph Le Caron, averti lui aussi, partit de Notre-Dame-des- Anges, avec un Frère, pour aller à l’habitation se concerter avec Champlain. A mi-chemin, il rencontra le Père de Brébeuf portant un ordre de Champlain et de du Pontgravé aux Récollets et aux Jésuites, d’avoir à se rendre tous au fort Saint-Louis4. L’alerte était générale et les hommes se portaient sans retard aux postes qui leur étaient assignés. “ A ce qu’on disait, il y avait encore de la poudre pour tirer jusqu’à huit ou neuf cents coups de mousquets et seulement deux ou trois volées de canon5 ” ; ce qui ferait, semble-t-il, un peu plus que les trente ou quarante

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