‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 332 sur 344 · Sagahd, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagahd, Hist. du Canada, p

puisque nos princes sont en paix ? Puis le sieur de Champlain demanda au Père Joseph de la Roche d’Aillon s’il agréerait d’aller trouver les capitaines Anglais pour savoir d’eux leur dernière résolution et ce qu’ils avaient envie de faire, ce qu’il accepta fort volontiers, et partit en même temps dans une chaloupe1. ”

Le Récollet fut bien reçu par les Anglais. Louis Ixirke lui demanda les motifs de sa visite. Le Père Joseph lui fit remarquer que les rois de France et d’Angleterre étaient en paix, et lui demanda quel dessein l’avait porté lui et les siens à venir menacer les Français. Pour réponse, Kirke exigea la remise, ce jour-là même, du fort et de l’habitation. Le Récollet demanda du délai sous prétexte que plusieurs des principaux Français étaient absents et qu’il fallait les consulter. Le capitaine Anglais, trop bien renseigné, lui dit qu’en effet plusieurs des Français étaient dans les bois y cherchant leur nourriture ; que Boullé avait été pris et que les nécessites de Quebec leur avaient été dévoilées par ses hommes.

Le Père de la Roche d’Aillon demanda alors huit jours. “ Non, dit le capitaine Thomas, viceamiral, je m’en vais présentement ruiner l’habitation à coups de canon ; et son autre frère : Monsieur, je veux aujourd’hui coucher dans le fort, autrement je ferai des dégâts dans le pays. Le Père leur dit : Doucement, Messieurs, vous vous pourriez bien tromper si vous pensiez vous hâter

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