Vieux mot français signifiant malfaisant, furieux
3. En 1610, aux Français qui hésitaient à suivre Champlain sur le point d’attaquer un fort iroquois avec les Hurons, ceux-ci
criaient à ceux qui restaient qu’ils avaient cœur de femmes et. ne savaient faire autre chose que la guerre à leurs pelleteries. n Champlain, Œuvres, p. 360.
RELATION DU PÈRE JAMET
Le Sieur de Champlain accompagné de douze Français est allé à la guerre avec eux1 pour passer plus avant et reconnaître la mer, de lui tant désirée2, dont on lui a donné de grands indices et espérances ; que s’ils prennent le village d’Iroquois qu’ils vont assaillir, qu'il leur fera faire la guerre à la française et les retranchera (empêchera) de faire cruautés, ainsi qu’il l’a déclaré aux chefs d’eux ; ce qui ne sera pas facile à faire.
Quant à ce qui nous touche le plus, qui est la conversion de ces barbares, selon le jugement humain, c’est chose difficile ; car les Montagnais et. Algonquins sont vagabonds et demeurent séparés en divers lieux et seulement autant de temps qu’ils y trouvent chair ou poissons ; ainsi pour le peu que nous les voyons et pour l’impossibilité qu’il y a de demeurer avec eux nous n’apprendrons jamaisla langue et aucun ne la sait. Quant aux Hurons sont gens arrêtés par gros villages auprès d’un grand lac duquel ils n’ont jamais vu le bout. Tout autour du lac, (il) y a un nombre presque infini de diversesnations ; mais l’accès en est difficile, car on n’y peut aller que dans des canots de Hurons d’autant que la rivière est fâcheuse, en des endroits basse d’eau, en d’autres pleine de rochers. Mais ce qui nuit le plus sont les sauts qui y sont en grand nom-