CHAPITRE I
CHOIX DES PREMIERS MISSIONNAIRES
ne des pensées dominantes de Champlain
VJ fut toujours d’étendre le royaume de Dieu et celui de la France. La relation de son voyage de 1615 s’ouvre par une affirmation digne d’un missionnaire. Il déclare que s’il a tant à cœur ses découvertes, c’est afin d’acquérir une vraie connaissance du pays et des peuples qui l’habitent, “ à dessein de les amener à la connaissance de Dieu1. ” Et il ajoute : “ à quoi j’ai travaillé
continuellement sans pouvoir avancer que fort peu de mes desseins pour n’avoir été assisté comme il eût été nécessaire à une telle entreprise-. ” Il dit encore qu’en attendant de meilleurs jours il continue quand même la poursuite de ses desseins, pour arriver enfin à “ jeter les fondements d’un édifice perpétuel tant pour la gloire de Dieu que pour la renommée des Français". ”
1. Champlain, Œuvres, édition Laverdière, Québec, 1870, j>. 489. Nous citerons toujours cette édition et la pagination placée au bas des pages de cette même édition.