Leclercq, Premier établissement de lafoy, i, p
3. Le Mercure-Français, éd. de 1625, vol. v, 1617, p. 235 et ss., contient une traduction française de la bulle de Paul V.
LE PREMIER JUBILÉ
Père Joseph Du Tremblay, Capucin, employa à la réalisation de ce projet sa ténacité habituelle ; le Pape Paul Y n’eut pas beaucoup d’ardeur pour cette entreprise, qui d’ailleurs n’aboutit pas .
Champlain et le Père Dolbeau purent gagner la précieuse indulgence durant leur séjour en France. Mais notre Récollet n’oublia pas ses ouailles, et il voulut leur assurer la faveur du jubilé, dont le gain serait pour tous une occasion d’améliorer encore leurs mœurs, pour leur propre avantage et l’édification des Sauvages. “ Le Révérend Père Dolbeau, écrit Sagard, comme un bon père spirituel qui a soin de ses ouailles, apporta de France un jubilé2. ”
Au printemps de 1618, le 22 de mars, Champlain quitta Paris, en compagnie de son beau-frère Eustache Boullé et se rendit à Ffonfleur. Le Père Dolbeau, nommé, d’après Sagard, Commissaire de la mission, et muni de la bulle du Pape promulguant le jubilé, se rendit aussi à Honfleur en compagnie
du Frère Modeste Guines.
Les vents contraires empêchèrent longtemps . le départ, ainsi que le note Champlain3. Le navire des associés de Rouen était commande pai le sieur du Pontgravé ; il fit voile le 24 mai 1618.
Pendant ce temps, un grand émoi régnait au sein de la colonie. Deux Français étaient disparus
1 Cf. Gustave Fagniez, Le Père Joseph et Richelieu, vol. i, chap. iii. — Rohrbacher, Hist. universelle de l’Eglise catholique,
Paris, 1872, vol. xii, p. 5.