‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 91 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

LE PREMIER JUBILE

nations, qui s’étaient assemblés aux Trois-Rivières à dessein de venir surprendre les Français, et leur couper à tous la gorge pour prévenir la vengeance qu’ils eussent pu prendre1. ”

Le Frère Pacifique Duplessis était alors aux Trois-Rivières. Il s’employa de son mieux à calmer les Sauvages. Un des capitaines, appelé La Forière2 3, rapporte Leclercq'1, avertit le Récollet des projets de ses congénères. Le Frère Pacifique Duplessis en avertit les Français et on manœuvra si bien que le coup, monté par les Sauvages, manqua. Alors les rusés enfants des bois décidèrent d’entrer en pourparlers avec les Français afin de se réconcilier avec eux. Us déléguèrent La Forière à Québec. Aux propositions qu’il fit, on répondit, de “ 1 avis des Pères religieux4, que les dits Sauvages amèneraient et représenteraient les deux malfaiteurs5.

La Forière rapporta la décision des Français aux Sauvages, qui finirent par décider un des coupables à se rendre à Québec. Là les Recollets rappelèrent aux Sauvages l’amitié des Français pour eux, les services qu’on leur avait rendus, 1 assistance de Champlain dans leurs guerres ; puis leur reprochèrent le double assassinat. Le Peie Le Caron s’adressa ensuite au père du criminel présent et

Page 1