‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 93 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

meurtriers devraient se représenter devant Champlain, et en attendant, il fallait deux otages. Les Sauvages acceptèrent la sentence et donnèrent deux garçons appelés Nigamon et Tébachi ; ce dernier, d’un mauvais caractère, ne tarda pas à s’enfuir et on ne s’en occupa plus ; le premier, d’un bon naturel, demeura avec les Récollets qui l’instruisirent dans la foi et dans les lettres. “ Il eût été bien aise d’aller en France pour vivre parmi les chrétiens, mais ni lui ni eux (les Récollets) ne le purent obtenir des marchands1. ”

Les deux navires qu’on attendait de bonne heure au printemps n’arrivaient point. Les vents contraires avaient retenu à Honfleur jusqu’au 24 mai, ainsi que nous l’avons déjà noté, le navire commandé par du Pontgravé et sur lequel avaient pris place Champlain, le Père Dolbeau et le Frère Modeste Gui nés.

Cependant à Québec, les vivres faisaient défaut, plusieurs personnes étaient malades, mais il ne mourut qu’un Ecossais protestant. “ Je crois, dit Sagard, que ce pauvre homme était hérétique plutôt par respect humain et peur de déplaire à son maître qu’autrement, puisqu’ étant d’une religion si contraire à la nôtre, il désirait néanmoins avoir le Père Paul à sa mort, et non plus tôt . . . et en avait fort chargé la dame Hébert, laquelle, ne voulant manquer à une œuvre si charitable et qui concernait la conversion et le salut d’une âme égarée, en fit son devoir et pria le Père de s’y trouver,

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