Champlain, Œuvres, p
des employés des associés à Québec y étaient rendus. Champlain passa quelques jours à l’habitation. Il visita les terres défrichées et ensemencées, les jardins bien cultivés, les vignes promettant une belle récolte ; il entrevit une fois encore sur les rives du Saint-Laurent la Nouvelle-France tant rêvée, une colonie florissante, se soutenant elle-même par le produit de ses terres et la richesse de son commerce. Mais si d’une part la bonne et fertile terre canadienne semblait lui dire qu’elle pouvait nourrir des milliers d’hommes, d’autre part, du côté, des marchands, apparaissait un obstacle à ce “ beau dessein, ” “ le peu de zèle et affection que l’on a au bien et au service du roi1. ”
Le Père Huet était aussi monté aux Trois-Rivières pour le temps de la traite. Il y “ fit dresser une chapelle avec des rameaux pour la sainte,: messe qu’il y célébra tout le temps qu’on fut là2. ” Telle a été la première église des Trois-Rivières. A l’occasion de la fête du Prince des apôtres, le Père Huet “ excita aussi Beauchesne et tous les autres Français de faire les feux de la Saint-Pierre et de tirer en l’honneur du saint tous les pierriers de la barque3. ”
A Québec, le Père Dolbeau se préparait à1 publier le jubilé. Afin que tous puissent profiter de cette grâce insigne, il fallait attendre que la traite fut finie. Jusque-là, un bon nombre de Français étaient occupés à échanger avec les 'Sauvages, [ aux Trois-