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Sagard, Hist. du Canada, pp

LE PREMIER JUBILE

Rivières et ailleurs, pour des fourrures, les marchandises apportées de France. Pendant ce temps, les Récollets firent dresser aux alentours de l’habitation de petites cabanes en forme de chapelles où se feraient les stations ou visites requises pour le gain du jubilé.

Après avoir passé quelques jours à Québec, Champlain était monté aux Trois-Rivières où il arriva le 7 juillet1. C’est là qu’il décida en dernier ressort de l’affaire du meurtre. Il en délibéra mûrement, prit l’avis de plusieurs, constata d’une part qu’il eût été bon d’inspirer aux Sauvages une crainte salutaire, mais d’autre part, que, si on s’aliénait ces barbares, “ gens sans raison, de peu d’accès et faciles à s’étranger et fort prompts à la vengeance2 3, ” il n’y aurait plus moyen de vivre en paix au Canada. “ C’est pourquoi, le tout considéré, nous nous résolûmes de couler cette affaire a 1 amiable et passer

les choses doucement’. ”

La traite finie, Champlain, les traiteurs et le Père Paul quittèrent les Trois-Rivières, le “ 14 juillet4,” et le lendemain ils étaient à Québec. Il fallut alors transporter au magasin les marchandises non écoulées, descendre a Tadoussac les pelleteries de la traite et en rapporter les dernières provisions destinées aux Français de Québec. Pendant ce temps, Champlain fit ses adieux aux Récollets et aux hivernants. Il leur laissa 1 espeiance, de retourner,

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