‹ Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphesChapitre 13 sur 67 · FRAUDES DIVERSES · texte numérisé non relu

FRAUDES DIVERSES

Toujours à la même époque le frère Liévin me communiqua les estampages ou les copies d'une série de monuments prétendus anciens, récemment découverts et déposés dans la boutique ou l'arrièreboutique de M. Mourad Hilpem et de M. Shapira.

Je les diagnostiquai immédiatement comme apocryphes et je m'empressai de mettre mon obligeant correspondant en garde contre ces tentatives où je discernais sans peine les agissements d'une bande de faussaires hardie et entreprenante dont les meneurs m'étaient personnellement connus.

C'était, d'abord, la reproduction sur pierre, assez bien faite, d'une inscription

nabatéenne d*Oumm er-Resâs, dont j'avais depuis 1869 un estampage en ma possession.

Cet estampage, offert par moi à la commission du Corpus Inscriptionum Semiticarum, par l'intermédiaire de M. de Vogué, a été Tobjet d'une savante étude de la part de ce dernier et de M. Renan (i).

Je reconnus du premier coup d'œil mon ancienne connaissance.

Vint ensuite la copie au crayon d'une seconde inscription non moins fantastique. C'est celle que M. Koch, l'ardent champion de l'authenticité des poteries moabites, a figurée sur la planche IV, n° 2, de son ouvrage apologétique dont il sera question plus loin (2).

M. Koch n'a pas vu que cette inscription est encore une reproduction, extrêmement défigurée, de l'inscription nabatéenne

1. Journal asiatique, 7° série, 1, 313 et suiv., avec une reproduction liéliographique. J'ai depuis, en 1874, retrouvé roriginal à Naplouse et en ai pris un nouvel estampage excellent de tout point.

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