OSSUAIRE AUTHENTIQUE AVEC FAUSSE INS- CRIPTION MOABITE
Parmi les quelques antiquités conservées dans le couvent grec de Sainte-Croix, près de Jérusalem, je remarquai en 1881 un petit ossuaire juif de tout point semblable à ceux dont j'ai déjà recueilli un nombre assez considérable en Palestine.
C'était une petite caissette en pierre calcaire tendre, montée sur quatre pieds. La face antérieure était ornée, comme d'habitude, de trois rosaces tracées au compas.
Uossuaire, parfaitement authentique, provenait, disait-on, de Mâlha, localité voisine de Jérusalem.
Sur la face ornée était gravée en deux longues lignes, partie sur le rebord, partie
huz la face mùme, une magnitique inscription... moabite.
J'ttonnai beaucoup les possesseurs du monument en leur disant que si l'ossuaire lui-même itait authentique, l'inscription ctait fausse et avait été ajoutée après coup. Ils n'avaient pas le moindre soupçon d'une pareille fraude.
Cette fois le procédé est différent. Nous n'avons plus affaire à un faux i proprement parler, mais à une falsification.
J'ai pris une phoiograpliic de cet ossuaire ainsi moabitisé (i).
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