‹ Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphesChapitre 23 sur 67 · I. Octobre · texte numérisé non relu

I. Octobre

Selîm, Shapira et Martin et dont j'aurai à parler plus longuement.

Ce chrétien de Karak installé là depuis douze ans ne me dit rien qui vaille. Je ne serais pas surpris, s'il a jamais existé, qu'il fût affilié à la bande de faussaires qui florissait à cette époque et qui semble avoir justement choisi Madeba comme quartier général, lorsqu'elle réussit à mystifier la fameuse expédition allemande dite Beglaiihigungs Expédition^ envoyée dans le pays de Moab sous la direction du pasteur Weser pour faire une enquête sur les poteries moabites dont je raconte plus loin l'histoire. Les pierres ont dû être placées dans cette région pour être découvertes par les explorateurs allemands. Quelque incident que nous ignorons a fait échouer cette partie du programme des mystificateurs et le piège tendu à ce moment n'a produit son effet que beaucoup plus tard.

Ce qui me confirme dans cette idée c'est que l'une de ces inscriptions (i), celle

I. Elle est publiée dans l'ouvrage de Koch. (Moahitisch oder Selimiscby pi. III, n*» 5.)

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qui porte le n* i, n'est autre chose que la prétendue inscription de Dhibân gravée sur le rocher, dont M. Shapira possédait un estampage bien des années auparavant (i).

I. M. Prym a fait la même remarque. (Z^//schrift des aetitschen PaîasUna-VereinSy VII, p. 78.)

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