‹ Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphesChapitre 31 sur 67 · I. DiemodbitischenFahchungen. [Deutsche Rundschau · texte numérisé non relu

I. DiemodbitischenFahchungen. [Deutsche Rundschau

Beaucoup de personnes, tout en admettant que Selîm, qualifié par ses plus chauds partisans eux-mêmes de notortscher Schurke^ est moralement capable de tous les méfaits, se sont retranchées derrière les difficultés de l'exécution matérielle.

Il y a loin, disent-elles, de la possibilité morale à l'exécution matérielle. Selîm est un drôle, et il a donné la mesure de sa sincérité par l'absurde accusation qu'il a élevée contre vous. D'accord. Mais il est absolument impossible de concevoir qu'un Arabe ait créé ces quantités de statuettes et de vases couverts d'inscriptions moabites. Nous avons nous-mêmes mis à Tépreuve l'habileté des potiers arabes en leur commandant des objets analogues et nous n'avons obtenu d'eux que des produits absolument informes.

L'objection est spécieuse, mais facile à réfuter.

D'abord, mon opinion est, et a toujours été que c'est Selîm, et non d'autres, qui façonnait les statuettes et faisait les inscriptions; qu'il n'avait recours aux potiers du crû que pour la préparation des vases tournés et pour la cuisson. Je n'ai jamais, pour ma part, été tenté de m'adrèsser à ces potiers pour voir si j'obtiendrais d'eux des objets similaires de ceux que l'on disait provenir de Moab. Si quelque essai a été fait dans ce sens (i), j y suis resté complètement étranger, sachant d'avance qu'il ne pouvait être que tout à fait infructueux.

Pour moi, c'est Selîm qui est l'auteur des poteries.

Il me reste à démontrer que Selîm sait assez proprement dessiner et a une connaissance suffisante des caractères de la stèle de Mésa pour avoir joué le rôle que je lui attribue.

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