I. Son premier dessin également
- îSs -
taille qu'il reproduit en est à peu près le tiers (linéairement) ;
2' Par l'exiguïté du champ de la pierre qu'avait choisie le faussaire, soit qu'il l'ait
Deuxième reproduction de Gori.
préparée lui-même, soit, ce que j'inclinerais à penser, qu'il ait utilisé une pierre antique toute taillée.
C'est pour ce double motif que Vϔl
indiqué par Gori ne peut se discerner, que le second oiseau n'a pas été rendu, que le second sceptre surmonté d*un épervier a été également éliminé.
En outre, le faussaire n'ayant pas la place nécessaire pour loger, comme sur son modèle, une partie des caractères phéniciens verticalement ^a«^ le personnage les a relégués derrière, La même raison lui a fait supprimer la seconde ligne disposée horizontalement sous le personnage.
Il a alors essayé de faire tenir ces deux parties en une seule ligne verticale, mais il a dû s'arrêter en chemin, au quatrième caractère, le bord de la pierre et la partie postérieure du mollet de la figurine lui interdisant d'aller au delà. Ainsi s'explique que cette ligne verticale contient quatre caractères au lieu de trois.
Il y a plus, ce quatrième caractère, qui affecte la forme si bizarre d'un sigma, avait déjà été ainsi interprété, à peu de chose près, par le graveur de Gori.
Il est sûr que c'est le second dessin de Gori qui a fourni au faussaire le. modèle de son monument, niais il ne s'ensuit pas nécessairement que le faussaire Tait emprunté directement à l'ouvrage de Gori.
Il est possible qu'il Tait puisé de seconde main dans la Palaographia critica (i) de Kopp. Kopp consacre àTintaille de Florence, qu'il tenait pour très importante, une longue dissertation où il se lance à perte de vue dans des considérations mythologiques fort aventurées sur le soleil, Baal, le bâton surmonté de Tceil, etc. Il reproduit, de plus, enfaC'SimiU les deux dessins de Gori. Je serais tenté de croire que c'est dans l'ouvrage de Kopp, que le faussaire a pris l'idée de sa fraude et, en même