Cérès. — 2. Neptune. — 3. Pluton
H. 0"',29; L. 0m,18. Gravés par Desplaces. (Statues des jardins de Versailles.)
(Catalogue de la chalcographie du Louvre, nos 1651-1653.)
Ces statues sont peut-être trois de celles que Michel Anguier fit en 1652, d'après Guillet de Saint-Georges, pour M. Monlarsis, joaillier du Roi ; cependant les dimensions indiquées de part et d'autre ne prêtent pas beaucoup à cette hypothèse.
La Tempérance et la Force.
Bas-relief en pierre. H. 5 mètres; L. 3m,50.
{Hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris; chapelle, première arcade de la nef, à gauche.)
La Tempérance, ayant une bride dans la main droite, tient horizontalement un vase plein dans la main gauche. — La Force, coiffée d'un casque, la main droite appuyée sur une massue, a devant elle un fut de colonne, surmonté d'une peau de lion. — A la clef de l'arc sont sculptées une branche de chêne et une branche d'olivier.
La Religion et la Dévotion.
Bas-relief en pierre. H. 5 mètres; L. 3ra,50.
{Hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris ; chapelle, deuxième arcade de la nef, à gauche.)
La Religion, la main appuyée sur l'Évangile, tient une palme de la main droite. Au fond on voit un temple avec frontispice orné de quatre colonnes. — La Dévotion est représentée sous la forme d'une figure ailée, en prière, les mains jointes; elle a sur les genoux un livre ouvert, avec un cœur enflammé. A la clef de l'arc sont sculptées deux branches de laurier.
La Foi et la Charité.
Bas-relief en pierre. H. 5 mètres; L. 3m,50.
{Hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris; chapelle, troisième arcade de la nef, à gauche.)
Couronnée de roses, la main droite appuyée sur les Tables de la Loi, la main gauche sur un livre, la Foi porte un flambeau et foule aux pieds une tète de monstre symbolisant l'Erreur. — La Charité donne le sein à un enfant nu, et tient un cœur dans la main gauche. Un autre enfant se trouve debout près d'elle. A la clef de l'arc sont sculptées une branche de chêne et une branche d'olivier.
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La Prudence et la Justice.
Bas-relief en pierre. H. 5 mètres; L. 3"', 50.
(Hôpital militaire du Val-dc-Gràce, à Taris ; chapelle, première arcade de la nef, à droite.)
La Prudence, s'enveloppant la tète dans une draperie, tient une tète de mort dans la main droite levée à la hauteur de l'épaule. Un miroir posé dans sa main gauche réfléchit les deux têtes. — La Justice, couronnée d'un diadème, tient des halances dans la main gauche et un cœur dans la main droite. — A la clef de l'arc, sont sculptées une branche de chêne et une branche d'olivier.
La Bonté et la Bénignité. lîas- relief en pierre. H. 5 mètres ; L. 3™, 50.
[Hôpital militaire du Val-dc-Gràce, à Paris; chapelle, deuxième arcade de la nef, à droite.)
La Bonté a les deux bras ouverts; sur ses genoux repose un pélican qui se déchire les entrailles pour nourrir ses petits. — La Bénignité se presse le sein de la main droite, et tient une étoile dans la main gauche. De grandes draperies flottent au-dessus de l'épaule gauche. De\ant elle on voit un trépied enflammé, surmonté d'étoiles. — A la clef de l'arc sont sculptées deux branches de laurier.
L'Humilité et la Virginité. Bas-relief en pierre. H. 5 mètres; L. 3™, 50.
(Hôpital militaire du Val-de-Gràce , à Paris; chapelle, troisième arcade de la nef, à droite.)
L'Humilité repousse un ange qui lui offre des couronnes. Elle foule aux pieds un diadème et un sceptre renoué de bandelettes. La Virginité tient un bouquet de lis dans la main droite; devant elle est un trépied enflammé surmonté d'étoiles; à ses pieds repose un agneau. — A la clef de l'arc sont sculptées une branche de chêne et une branche d'olivier.
Ange adulte. Bas-relief en pierre. H. 2'", 20; L. l'",30. (Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; chapelle, première travée de la voûte, panneau central.)
En pied, debout, le torse nu, les jambes drapées, l'ange a la tète
tournée vers la gauche. La main droite est relevée au-dessus de la tète; la main gauche retient une banderole sur laquelle sont inscrits des caractères hébraïques.
Sainte Elisabeth. Bas-relief en pierre. Diam. lm,70.
[Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; médaillons circulaires de la voûte de la chapelle, à gauche du panneau central.)
Elle est représentée âgée, en buste vu de profil, et le front enveloppé d'un voile dont les extrémités couvrent la gorge et le haut de la poitrine.
Saint Zacharie. Bas-relief en pierre. Diam. ]"',70.
{Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; médaillons circulaires de la voûte de la chapelle, à droite du panneau central.)
Il est représenté en buste, la tète nue et dirigée vers la porte de l'église, le front chauve, avec de longs cheveux descendant sur les tempes, une barbe épaisse et les épaules drapées.
Anges portant des candélabres. Panneaux en pierre. H. 2", 18; L. 0",82.
(Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; médaillons de la voûte de la chapelle, à droite et à gauche.)
Du coté correspondant à sainte Elisabeth, les anges sont représentés un genou en terre et drapés; du côté de saint Zacharie, ils sont représentés debout et nus. — Aux angles ménagés dans la voussure supérieure, sont sculptées des têtes d'anges ailés.
Anges volant. Bas-relief en pierre. H. 3 mètres; L. 1 mètre.
(Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; voûte de la chapelle, pénétrations des fenêtres.)
A gauche, c'est un petit ange nu volant vers la porte de l'église, le corps vu de profil, et tenant une couronne dans la main droite, une palme dans la main gauche. — A droite, c'est un petit ange dirigé du même côté, tournant la tête sur l'épaule droite, et tenant entre ses mains une large couronne.
Saint Marc. Bas-relief en pierre. Diam. 3", 50. (Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris ; coupole du chœur, premier pendentif à gauche.)
Le saint est assis, largement drapé; la tète est dirigée vers l'épaule droite; il trace les caractères de l'Évangile, et ses pieds sont appuyés sur le lion. — Au-dessus sont sculptées deux têtes d'anges en bas-relief.
Saint Jean. Bas-relief en pierre. Diam. 3m,50.
[Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; coupole du chœur, second pendentif à gauche.)
Le saint est assis; il ouvre de la main gauche le livre placé sur un lutrin au bas duquel est représenté l'aigle symbolique. Une plume est placée dans la main droite, et la jambe gauche est relevée sur le genou droit. — Au-dessus sont sculptées deux têtes d'anges en bas-relief.
Saint Luc. Bas-relief en pierre. Diam. 3m,50.
[Hôpital militaire du Val- de- Grâce, à Paris ; coupole du chœur, premier pendentif à droite.)
Le saint est assis devant un chevalet, le haut du corps demi-nu, la tête tournée vers l'épaule gauche ; il est représenté dessinant le portrait de la Vierge. Il porte une longue barbe et une chevelure épaisse. — Au-dessus sont sculptées deux têtes d'anges en basrelief.
Saint Matthieu. Bas-relief en pierre. Diam. 3m,50.
[Hôpitaldu Val-de-Gràce, à Paris ; coupole du chœur, deuxième pendentif à droite.)
Le saint est assis ; il appuie son bras gauche sur des textes et écrit sur un livre ouvert devant lui. — Au-dessus sont sculptées deux tètes d'anges en bas-relief.
Les armoiries de la Reine Anne d'Autriche et les armoiries d'Espagne. H. 2"', 30; L. 2m,50. Bas-relief en pierre.
[Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; coupole du chœur, au-dessous des médaillons des quatre Evangélisles.)
Ces armoiries alternent et sont donc représentées deux fois chacune; elles sont supportées par deux génies ailés et surmontées de la couronne royale. Les accessoires ont été sculptés en pierre de Tonnerre rapportée.
Anges portant des phylactères et des trompettes. Basrelief en pierre. H. 2m,20 ; L. 2"', 50.
[Hôpital militaire du Val-de-Grâce^ à Paris; coupole du chœur; sur les côtés des médaillons des quatre Evangélistes.)
Il y a deux figures d'anges sur chacun des côtés.
Anges encenseurs. Figures de ronde bosse en bois doré. H. 2°,50.
(Hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris ; église, au-dessus des colonnes du baldaquin qui domine le mailre-autel.)
Il y a quatre figures d'anges adultes qui tiennent à la main des encensoirs pour jeter des parfums.
La Miséricorde et l'Obéissance. Bas-relief en pierre. H. 3 mètres; L. 3 mètres.
[Hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris; église, tympan d'entrée à la chapelle Sainte-Anne.)
La Miséricorde , les bras étendus, semble implorer l'assistance divine; l'Obéissance tient un faisceau de lances sur l'épaule gauche, et des épis dans la main droite.
Allégorie. Figures en pierre. H. 25 mètres; L. 27 mètres.
[Hôpital militaire du Val-de-Grâce^ à Paris ; église, voûte de la chapelle Sainte-Anne.)
Quatre grandes archivoltes divisées en neuf caissons décorent les arcs qui supportent la voûte. — Dans l'archivolte d'entrée, on reconnaît le Cœur brûlant sur un brûle-parfums; les Vases vides et les Vases pleins; l'Autel au milieu du pain et du vin ; la Cassolette; le Saint-Esprit; l'Encensoir, le Calice et l'Hostie ; le Livre et les Chandeliers; les Vases vides et les Vases pleins; le Cœur brûlant sur un brûle-parfums. — Dans l'archivolte de gauche, on voit le Cube; le Voile blanc sur deux mains croisées; deux Cœurs joints ensemble; le Mûrier, deux Cornes d'abondance; le Joug avec le mot suave; l'Hysope; le Pin; le Saule. — Dans l'archivolte du fond, on reconnaît le Livre ouvert avec une flamme dessus et entouré de branches de chêne; la Vigne; une Couronne enfermant deux branches d'olivier; deux Couronnes de myrte ; le Pélican se déchirant les entrailles; deux Couronnes de roses ; un Trous-
seau de clefs; l'Enclume et le Marteau entourés d'une chaîne; l'Anneau enfermant deux palmes. — Dans l'archivolte de droite, on reconnaît la Corne d'abondance ; le Figuier; le Grenadier et la Myrrhe; les Tourterelles; deux Mains jointes; le Pêcher; l'Amandier; le Cyprès; le Peuplier. Ces symboles sont destinés à rappeler la vie de sainte Anne et de saint Joachim.
Ange.
Bas-relief en pierre. H. 5 mètres; L. 4 mètres.
{Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; église, grand médaillon central de la voûte de la chapelle Sainte-Anne.)
Il est représenté les ailes éployées, enveloppé de draperies, tenant dans sa main gauche une grande palme, et dans sa main droite le portrait de sainte Anne, qu'un enfant sous la forme d'un ange couronne de palmes.
La Simplicité et l'Innocence.
Bas-relief en pierre. H. 3 mètres; L. 3 mètres.
(Hôpital militaire du Val-de-Gràce , à Paris; église, tympan de la chapelle Saint-Louis.)
La Simplicité, drapée de voiles très amples, présente une colombe de la main gauche. — L'Innocence, un coussin sur les genoux, les mains placées au-dessus, reçoit l'eau que lui verse un ange pour la purifler des souillures de la terre. — Derrière elle est sculpté un agneau.
Allégorie.
Figures en pierre. H. G mètres; L. 6 mètres.
(Hôpital militaire du Val-de-Gràce, à Paris; église, arcade d'entrée de la chapelle Saint-Louis.)
Cette sculpture est divisée en neuf caissons à peu près égaux, comme ceux de la chapelle Sainte-Anne ; on y voit représentés le Coq, l'Olivier, le Pêcher, les Trompettes, l'Agneau, une Trompette et une Selle avec ses houppes; les Tourterelles et le Lis, la Cicogne, les Agneaux.
La Pauvreté et la Patience.
Bas-relief en pierre. H. 3 mètres; L. 3 mètres.
{Hôpital militaire du Val-de-Gràcc, à Paris; église, tympan de la chapelle du Saint-Sacrement.)
La Pauvreté porte une besace sur l'épaule gauche et repousse de la main droite un vase de prix et des monnaies. — La Patience, les deux mains jointes appuyées sur une branche d'olivier, jette les regards sur des rayons lumineux qui lui rappellent les récompenses éternelles.
La Nativité du Christ (1662).
Groupe en marbre. H. l'",60.
{Eglise Saint-Roch, à Paris, chapelle de la Vierge, derrière le tabernacle.)
L'Enfant Jésus, entouré de langes, est coucbé sur une botte de paille et lève la main droite vers le ciel; sa main gauche est posée sur son cœur. La Vierge est agenouillée à gauche, drapée, les mains croisées sur la poitrine. Saint Joseph, à demi agenouillé à droite, les bras ouverts, est en adoration devant le divin Enfant.
Ce groupe provient du Val-de-Gràce ; il a été donné à l'église Saint-Roch sous la Restauration, après avoir figuré sous le n° 223 au catalogue du Musée des Monuments français (édition de l'an X).
Il remplace le groupe de V Annonciation, principal motif de la décoration exécutée en 1753 pour cette chapelle par Falconet.
Les Pèlerins d'Emmaûs.
Bas-relief en bronze doré. H. 0ra,45; L. 0"',90.
[Provenant du maître-autel du Val-de-Grâce.]
Ce bas-relief se trouve à l'église Saint-Paul Saint-Louis, à Paris; il est encastré dans une des deux faces du maître-autel, derrière le sanctuaire.
Le Christ en croix (vers 1684).
Statue en marbre. H. 2 mètres.
[Eglise Saint-Roch, à Paris, chapelle du Calvaire, dans l'arcade centrale de la face latérale nord.)
Cette statue, dernier ouvrage de Michel Anguier, fut exécutée pour être placée dans l'église de la Sorbonne. Elle remplace un autre Christ en croix du même, mais en bois, légué par Michel Anguier, en mourant, à sa paroisse.
Amphitrite.
Statue de marbre. H. 2 mètres.
(Jardin de Saint-Cloud; aujourd'hui (depuis 1872) au Musée du Louvre, sculpture française du moyen âge et de la Renaissance, n° 195.)
Nue, debout, Amphitrite regarde un crustacé posé sur sa main gauche. Elle a été gravée dans l'ouvrage de Landon, p. 223.
Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay. Buste de marbre. H. 0"',798.
(Musée des Monuments français, n° 200 bis; aujourd'hui au Musée du Louvre, sculpture française du moyen âge et de la Renaissance, n° 194.)
La tête est coiffée d'une vaste perruque; le manteau, drapé à grands plis, est décoré d'une croix du Saint-Esprit; le rabat est brodé. La tête est légèrement inclinée sur la droite. Le masque est légèrement soucieux, mais est empreint d'une grande énergie.
Un buste exactement semblable de Colbert, par Michel Anguier, mais en bronze, se trouve à la villa Médicis, à Rome (appartements du directeur de l'Ecole française). Cf. Nouvelles Archives de l'Art français, 3e série, t. Ier (1885), p. 185.
Sculptures de la porte Saint-Denis, à Paris. Groupe en pierre (1674).
Voici la description qu'en donne Guillet de Saint-Georges : « Du côté qui fait face à la ville, on voit au-dessus de la grande « arcade de la porte un bas-relief qui a cinq toises et deux pieds « de longueur sur une hauteur de onze pieds. Il représente le « Roi qui passe le Rhin devant la forteresse de Tolhuis, qui est a dans l'île de Bétau. Sur le bandeau de l'arcade sont deux ligures a de Renommée en bas-relief, et dans le corps massif aux deux « côtés de l'arcade il y a aussi deux grandes pyramides en bas- « reliefs, chargées de trophées antiques. Sur la base d'une de ces « pyramides on voit la Hollande figurée par une femme plus « grande que le naturel. Elle est assise sur un lion qui paraît « effrayé, et qui est couché auprès d'un faisceau composé de sept « flèches liées ensemble, qui est le symbole de sept provinces «unies. Quelques-unes des flèches sont à demi brisées, pour
« représenter le mauvais état où se trouvaient alors ces provinces. « Au pied de l'autre pyramide, on voit le Rhin sous la figure colos- « sale d'un dieu des eaux qui tient un aviron à la main. Le côté de « la porte qui fait face vers le faubourg de Saint-Denis (et qui est le « plus endommagé) est aussi chargé de bas-reliefs qui sont de la gran- « deur de ceux dont nous venons de parler. Celui qui est au-dessus « de l'arcade de la porte représente la prise de la ville de Maëstricht, u dont le Roi en personne se rendit maître l'année 1673. A l'archi- « volte-bandeau de l'arcade il y a aussi des figures de Renommée, « et dans le massif, des deux côtés de la porte, des pyramides « chargées de trophées, et qui ont chacun deux lions à leur base. »
La porte Saint-Denis a été reproduite par la gravure un grand nombre de fois; mais je ne crois pas que l'on ait gravé séparément les sculptures dont nous venons de transcrire la description'.
Sculptures de l'appartement d'Anne d'Autriche au Louvre, à Paris. [Rez-de-chaussée, salles des Saisons, des Empereurs, du Centaure et de la Paix, au-dessous de la galerie d'Apollon.] (1655.)
La décoration de ces pièces est due à Romanelli (ordonnance générale et peintures) , à Pietro Sasso (sculptures sur stuc) et à Michel Anguier, suivant le marché de décembre 1655 publié par M. P. Chéron {Archives de l'Art français , IV, p. 203-208), sans parler, bien entendu, des nombreux remaniements postérieurs et des travaux faits dans ce siècle par Dejoux (sculpture), Hennequin, Guérin, Prud'hon, Lethière et Peyron (peinture). La commande portait: « Premièrement fera dans les deux grands « triangles aux deux costés de la voulte quatre figures de six à « sept pieds de hault, dont y aura deux desdites figures par « triangle, lesquelles représenteront les renommées avec les aisles « aux esselles; deux seront assises sur les nuës tenant en main les « armes de la Royne, les deux autres seront représentées en l'air «tenant la couronne royale en main avecq palmes et cornet; — « plus quatre figures assises de la grandeur des susdittes, lesquelles
1 II y a au Musée du Louvre (Reiset, n° 846) un dessin du Passage du Rhin (de la porlc Si-Denis) par Le Brun ; il est exactement reproduit dans la composition exécutée en pierre par Michel Anguikh. Cf. le bel ouvrage de M. Henry Jori.v, actuellement sous presse à l'Imprimerie nationale, sur Lu Brun1, p. 611.
« seront mises aux deux bouts de la chambre, la première tenant a de la main gauche un riche bassin plein de touttes sortes de «richesses, et en tiendra plein la main droicle laquelle sera en « attitude de les donner lihérallement au peuple; la deuxiesme la « Majesté Royalle sera couronnée et de la main droicte tiendra un «sceptre et de l'autre costé y aura un aigle; la troisiesme la « félicitté dessus sa teste aura une guirlande de fleurs, dans la « main droite tiendra un caducée et de la gaulche un cornet d'ha- « bondance plein de fleurs; et la quatriesme la magnifianse avecq « la couronne en teste tiendra en mains les plans d'une superbe « fabrique; — plus quatre petits garçons de cinq à six, les aisles « aux espaulles et dcmy vestns, tenant en main chacun une fleur « de lis, et seront mis dans les petits triangles aux deux costés de « la chambre. » Malgré les modifications successives, on reconnaît encore assez bien aujourd'hui le travail de Michel Anguier. L'harmonie générale a été conservée; la Magnificence est entièrement conforme à la description de l'acte; la Libéralité ne tient pas le bassin plein de richesses, qui est posé près d'elle ; la Majesté ne porte pas un sceptre, mais un caducée, et l'aigle se voit à ses pieds ; la Félicité porte, au contraire, des épis et une faucille. Quant aux quatre enfants « de cinq à six ans » , ils tiennent aujourd'hui des lauriers et non des lis, mais Caylus nous apprend que de son temps ils tenaient des lis, conformément au marché de 1655.
Les sculptures de M. Anguier sont exactement et amplement décrites par le comte de Clarac, Musée de sculpture antique et moderne, tome I, p. 524, 527, 534, et reproduites dans le même ouvrage, pl. 63, 64, 66, 71, 75 à 79, 81, 82, 84, 85, 91, 92 et 95 (Xormand père se, Fremy del.).
Nous ne saurions dire ce que sont devenus :
Six dessins, trophées d'armes, pour être exécutés dans des panneaux : dessins à la pierre noire lavés d'encre de Chine sur papier blanc. H. 10 pouces; L. 8 pouces.
(Catalogue du Cabinet de M. Paignon-Dijonval, par M. Bénard (Paris, 1810), école française, n° 2688.)