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il ■ de la. Communauté
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D'après un plan qui se trouve dans « Mgr de St-Vallier et l'Hôpital-Général. »
ge apostolique, Evêque de Kebec, à tous présents et à venir salut en N. S.
« N'ayant rien de plus à cœur que de donner des marques sensibles de la singulière affection que nous avons pour les frères mineurs récollets de la province.de St-Denys en France établis dans ce diocèse et voulant d'ailleurs leur faire connaître combien nous sommes touché de la déférence qu'ils ont faict paroitre à nos advis, en réunissant les deux maisons de Notre-Dame des Anges et l'hospice de Kébec à un seul couvent régulier, voulant bien céder par échange et par accommodement leur couvent de N.-Dame des Anges, proche de Kébec avec ses dépendances, pour y placer un hospital général que Sa Majesté a bien voulu établir par ses lettres patentes du mois de mars 1692 comm'il est porté plus amplement par le contrat du (I)
(( Nous, pour leur témoigner nostre gratitude et bienveillance, leur avons permis et accordé, permettons et accordons auxd. religieux
(1) La date est laissée en blanc sur l'orignal.
d'établir leurd. couvent régulier dans la ville de Québec, et d'y vivre en communauté, d'y chanter l'office divin publiquement, et d'y faire faire toutes les fonctions qu'ils ont coutume de faire en toutes leurs autres maisons et couvents de la province de Paris, leur permettant spécialement comm'ils nous l'ont demandé d'exposer le T. S. Sacrement aux jours des fêtes de S. François leur fondateur, de Notre-Dame des Anges et de S. Antoine de Pade leur titulaire. Nous voulons et désirons qu'ils maintiennent l.i dévotion du cordon du tiers-ordre, et qu'ils fassent pour cela tout ce qui leur est marqué dans la bulle, et singulièrement leur procession du très S. Sacrement touts les seconds dimanches du mois et qu'ils publient les indulgences qui y sont attachées.
(( Nous exhortons les peuples de ce diocèse que pour marquer leur reconnaissance des services qu'ils ont reçus de ces bons religieux depuis un si longtemps, ils ayent une dévotion particulière pour S. François et autres saints de leur ordre, soubs la protection desquels nous
remettons volontiers et avec confiance cette église et ce diocèse.
(( Voulant de plus que pour conserver la mémoire de la cession et échange qu'ils ont faict de Nostre-Dame des Anges, ire titulaire de leurs missions, pour y placer l'hospital général, led. hospital porte et retienne à perpétuité le nom de l'hospital de N.-Dame des Anges, où lesd. religieux pourront venir une fois chaque année processionnellement, portants l'image de la T. Ste-Vierge, chanter une grande messe, et ce le dimanche de l'octave de N.-Dame des Ailles, si bon leur semble, nostre intention étant de leur permettre et non de les y obliger, comm'aussy de dire quand bon leur semblera des messes basses, désirans qu'on les y reçoive avec honneur, et qu'on leur fournisse touts les ornements nécessaires.
(( Les susd. religieux étants les .premiers pauvres de nostre diocèse, et qui nous touchent de plus près, à raison de la perfection de leur état, nous désirons que led. hospital fasse une charité touts les ans, suivant Testât où il pourra se trouver, ce que nous osons recommander à
MM. les administrateurs que nous prions de tout nostre cœur vouloir bien entrer en nostre esprit le tout cependant par charité et sans obligation ; et comme led. hospital, à raison de sa pauvreté présente, ne se trouve pas en état de pouvoir faire des aumosnes, nous voulons bien exercer cette charité et faire f< urnir auxd. religieux en pain, vin et autres choses la somme de cinquante écus touts les ans.
« Quand au petit hermitage de la portiuncule que lesd. religieux nous ont demandé pour mémorial de la ire fondation de leurs missions, pour y faire leurs retraites et pour leurs autres commodités, nous leur permettons d'y bastir une petite chappelle avec un petit clocheton pour y sonner la sainte Messe quand il y aura quelque religieux qui l'y voudra dire.
«Or, comme nous désirons que lesd. religieux jouissent paisiblement et à perpétuité des susd. permissions, non seulement dans leur couvent de la ville de Kébeç, mais aussi de Montréal, les Trois-Rivières, quand ils y seront établis et autres lieux de nostre diocèse, nous supplions avec toute sorte de respect et autant qu'il
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lOO EES FRERES MINEURS
est en nous, nos vénérables et illustrissimes frères nos successeurs évêques, d'entrer dans nos sentiments envers lesd. religieux, de les favoriser et faire exécuter le contenu des présentes que nous désirons être observées à perpétuité.
« Faict à Kébec dans n.tre séminaire ce quatriesme Septembre 1692. Signé de nostre main et contresigné de nostre secrétaire, et scellé de notre sceau- [Sceau]
Jean, évesque de Québec.
Par Monseigneur Trouvé. ))(l)
Rien de plus élogieux pour les Récollets que cette lettre écrite par le deuxième évêque de Québec. Nous ferons remarquer seulement que depuis leur retour dans la cité de Champlain
(1) Publié par Eug. Réveillaud dans : Histoire chronologique de la Nouvelle-France. — Appendice, page 241, sous le titre suivant: 1692.— « Original sur parchemin, scellé et contresigné, d'un mandement de l'évêque de Québec. (Mr de St. Vallier) relatif au couvent de Québec».
Une copie de ce document se trouve aussi dans les archives du Séminaire de Québec, fonds Verreau.
IOI
les Frères Mineurs ont repris, avec la permission de l'Ordinaire, l'antique usage, consacré par le mandement de Mgr de St-Vallier d'aller une fois tous les ans, en procession, chanter une messe à Notre-Dame des Anges ; tandis que de leur côté les Religieuses Hospitalières de la Miséricorde de Jésus, attentives aux conseils du vénéré fondateur de leur communauté, n'oublient pas d'ajouter à leur réception pleine de franche cordialité, l'aumône recommandée par lui aux administrateurs de l'Hôpital Général.