‹ Les frères van OstadeChapitre 18 sur 48 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Harlem, au commencement du xvii6 siècle, est la ville de l’Art et des Fleurs. — Haute culture intellectuelle de ses habitants. — Population spèciale d’érudits, de lettrés et d’artistes. — L’Ecole de Harlem. — Adriaan Van Ostadc étudié la peinture dans l’atelier de Frans Hais. — Le Joueur de Rommelpot ; que tous les pots de Hollande ne sont pas des pots à bière. — Ce qu’il faut retenir de la légende d' Adriaan Brouwer exploité par Hais et sauvé par Van Ostade. — Les amitiés d’Adriaan. — Izaak. — Dévouement de l’aîné des Ostade pour son cadet. — Procès d’Izaak avec les marchands. — Mépris d’Adriaan pour le mercantilisme des Commissaires de Saint-Luc. — Sa retraite de la Gilde en compagnie de Salomon Van Ruysdael, bientôt suivie de celle de Frans Hais.

Or, nous savons que les Ostade sont nés à Harlem, l’un, en 1610, l’autre, en 1621, et qu’ils étaient les fils d’un artisan ayant récemment acquis ses lettres de bourgeoisie. Ces indications-là et quelques autres ajoutées à celles, beaucoup plus nombreuses, que nous fournira leur œuvre, vont nous aider à la réédification de ce que fut leur vie.

Au commencement du xvue siècle, il n’éla dévideuse a la porte de sa maison. tait pas indifférent

Eau-forte d’Adriaan Van Ostade. — (Bartsch, n° 25.) pour un artiste de

naître et d’être élevé à Harlem plutôt qu’ailleurs : cette ville, dès

LES ARTISTES CELEBRES

la Renaissance, semble avoir e'té l’asile de la science, le refuge de la pensée humaine opprimée, de la libre raison et de l’art. La découverte de l’imprimerie — attribuée encore aujourd’hui, par beaucoup d’historiens, à Laurens Coster, l’un de ses enfants — en y suscitant l’éta bl isse-

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