IVOIRE DU VATICAN
plus grand nombre de leurs éléments légendaires. Ce fut, ensuite, en s’inspirant de la nature et de la vérité des scènes vécues. La formule byzantine, comme on le verra en étudiant nos gravures, est très différente de cela.
DEUXIÈME CYCLE
IVOIRE BYZANTIN DU VATICAN (Voir, pour l’explication, la note ci-contre *.)
l’étoile miraculeuse, arrêtée au-dessus du hangar qui sert de demeure à la sainte Famille.
Et c’est tout.
l’enfance DE JÉSUS
Je serais mal venu de reprocher h Giotto d’avoir ainsi réduit la classique illustration de l’histoire des mages. Mais encore est-il nécessaire de le constater, car ce n’est pas seulement la légende, qui est ainsi sacrifiée par le grand artiste, mais l’histoire elle-même : je ne puis supposer, en effet, qu’il assimile, avec nos critiques modernes, tout le récit des Enfances-Jésus à ces légendes qui ne peuvent obtenir, auprès des philosophes et des gens de raison, aucun crédit.
Qu’on regarde donc la façon moins sommaire avec laquelle ses prédécesseurs italiens aimaient à raconter cette histoire. Voici, par exemple, l’exposition qui en est faite, à la basilique de San-Marco, à Venise, par le mosaïste qui a décoré la coupole du Baptistère2.
C’est d’abord, sur la gauche, les mages, en