‹ Les fresques de l'Aréna à PadoueChapitre 23 sur 52 · GIOTTO, A ASSISE · texte numérisé non relu

GIOTTO, A ASSISE

Présentation de Jésus au Temple. (Voir le texte, page 103.)

Egypte et le Massacre des Innocents , Jésus parmi les Docteurs et Jésus revenant de Jérusalem avec ses parents. Sans préciser la date de ces fresques d’Assise, tout le monde s’accorde à les regarder comme antérieures à celles de l’Aréna.

Il est très intéressant, en étudiant les peintures

DEUXIÈME CYCLE

de Padoue, de les comparer sans cesse à celles d’Assise. On verra que, dans les premières, Giotto a cherché davantage à se rapprocher de la vérité historique, et cela non seulement en faisant la part de moins en moins grande aux données légendaires des sujets qu’il avait à traiter. Il s’efforce vraiment, jusque dans les moindres détails, de donner à ses compositions la vraisemblance qui, dans ses fresques d’Assise, ne semblait guère le préoccuper. C’est ainsi qu’à Padoue l’église de la Présentation a complètement disparu, pour faire place à une sorte d’autel qui doit faire songer, j’imagine, au « Saint des Saints » du Temple de Jérusalem. La composition, encore, y semble plus austère et moins attendrie, comme si Giotto avait compris, de plus en plus clairement, la simplicité pleine de grandeur du récit évangélique.

Les fresques d’Assise, en un mot, sont certainement plus délicates et plus tendres, et aussi plus curieuses : mais on pourrait soutenir qu’elles sont moins pleines de vérité dogmatique. C’est encore pour cela qu’on leur préfère, de nos jours, les fresques de l’Aréna.

21. — Mais on n’oubliera pas que celles d’Assise sont vraiment plus délicieuses, ne serait-ce qu’en raison de ces détails, parfois très secondaires, qui suffisent à nous replacer dans l’atmosphère, toujours agréable à respirer, de la légende. Comparez,

L ENFANCE DE JESUS

par exemple, la double Fuite en Égypte d’Assise et de Padoue.

La composition et l’ordonnance générale semblent, à première vue, très sensiblement identiques.

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