‹ Les fresques de l'Aréna à PadoueChapitre 28 sur 52 · Matth., xxi · texte numérisé non relu

Matth., xxi

TROISIÈME CYCLE

28. — La même remarque s’applique encore mieux à la scène suivante, où l’on voit Jésus chassant les vendeurs du Temple. A côté, en effet, de l’action principale, voici des détails où se trahit, de façon excellente, la curiosité de Giotto.

C’est, par exemple, sur la gauche, où se trouve le groupe des compagnons de Jésus, un enfant qui, tout effrayé, se cache dans les plis du vêtement d’un apôtre, et, comme s’il ne voulait pas être rassuré, continue à regarder avec terreur du côté des vendeurs, que le Christ poursuit. Un second enfant, également protégé par la robe d’un apôtre, caresse une petite colombe, comme pour la tranquilliser, elle aussi, sur les suites de la colère du Seigneur.

On remarquera encore, à droite, ces deux vieillards à barbe blanche et au visage soupçonneux : ce sont des anciens, de ceux-là « princes des prêtres des scribes qui cherchaient un moyen de faire mourir Jésus », comme nous le raconte saint Marc, auquel nous devons, en même temps qu’à saint Luc, le récit de cette action du Seigneur L

Et saint Marc ajoute encore que, tout en cherchant à faire mourir Jésus, « ils le craignaient, parce que toute la foule était dans l’admiration au sujet de sa doctrine ». C’est pour cela que Giotto leur a donné ce regard plein d’irritation mais toujours hypocrite : le moment n’était pas encore

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