DUCCIO, A SIENNE (XIV® SIÈCLE
Les Scènes du jardin des Oliviers. — A gauche, huit apôtres endormis ; puis, au centre, Jésus parlant aux trois fidèles qu’il a menés, avec lui, à l’intérieur du jardin; enfin, sur la droite, Jésus, à genoux, consolé par l’ange qui descend du ciel.
la montagne, lève vers lui des bras suppliants ! Le ciel, toutefois, s’est attendri... le ciel, je veux dire les anges, dont on voit, sur la droite, un groupe de six, dans l’attitude de la supplication, tendant vers le Père les deux mains jointes, avec une attitude naïvement pitoyable de leur tête juvénile, aux longs cheveux ondoyants. Sur la gauche, un ange,
TROISIÈME CYCLE
isolé, semble plonger vers la terre, du côté où le Christ est agenouillé : c’est l’ange de la consolation, celui dont parle saint Luc, qui descendit du ciel pour réconforter la sainte victime et lui donner la force nécessaire, en vue des dernières souffrances. Appariât autem illi angélus de cœlo con for tans eum 1.
A côté de Jésus, et sur le flanc de la montagne, on voit trois apôtres assis et dormant : ce sont, avec Pierre, Jacques et Jean.
Et ce n’est pas tout. Car un peu plus bas, comme à un premier étage, vous trouvez encore, accroupis à terre, de façon singulière, un groupe de personnages, également endormis. Comptez-les, et vous pouvez le faire, puisqu’il reste, au moins, les vestiges, toujours visibles, de leurs têtes nimbées. Ils sont huit, exactement. C’est — si j’ose dire — le gros du collège apostolique, qui attend, à l’entrée du Jardin, pendant que Jésus prie, dans le haut, avec les trois privilégiés.
Cette fresque est tout à fait fruste, sans aucune valeur artistique. Je l’ai déjà dit. Faut-il que je le répète encore, pour qu’on ne m’accuse pas de me faire illusion sur la qualité d’art de ce genre de peintures ?
D’où vient donc que j’aime à la contempler tout autant, pour le moins, que les meilleures des compositions authentiques de Giotto ?