Alinari, n
l’enfance de la vierge
laissée là-bas, à Jérusalem, sans lui avoir dit, peut-être, la raison de ce brusque départ. Les deux bergers, debout devant lui, n’osent pas troubler les réflexions de leur maître qu’ils voient si absorbé. Seules, les brebis — et quelles brebis ! — ne semblent point participer à l’universelle anxiété. Le paysage est plein de tristesse, malgré les quelques arbres plantés, assez gauchement, sur les rochers arides et sans verdure.
La légende ne nous donne pas d’autre détail sur ce séjour de Joachim au désert, sinon qu’il se prolongea pendant cinq longs mois. C’était beaucoup, sans doute. Mais voici que le moment allait venir où le Ciel, enfin, allait apporter au saint vieillard une bien douce consolation.
3. L'ange apparaît a sainte Anne1. — Ce ne fut pas Joachim, s’il faut toutefois s’en rapporter à Giotto, qui eut les prémisses des célestes confidences.
Et la chose vaut la peine d’être notée. Voici, en effet, la première fois, — mais ce ne sera pas la dernière — , où nous pouvons constater, de façon certaine, que Giotto a puisé ses renseignements à d’autres sources que la Légende Borée. Celle-ci, en effet, nous raconte que l’ange apparut d’abord à saint Joachim, et qu’ensuite le même ange, idem