Le Couronnement dans le
ciel.
L’explication de ces différentes peintures serait impossible pour qui ne connaîtrait d’aucune façon la légende de l’Assomption.
Car, il n’est pas inutile de le rappeler, l’histoire authentique ne nous fait rien connaître des événe-
LA MORT DE LA VIERGE
ments qui ont précédé, accompagné ou suivi la mort de la Vierge. Il faut recourir à la légende pour en être informé. Nous allons donc, comme nous l’avons déjà fait pour la. première partie de cette étude, recourir à ses enseignements. Nous les demanderons encore à la Légende Dorée de Jacques de Voragine qui ne fait ici, comme il nous en prévient lui-même, que traduire le célèbre livre apocryphe De transitu Mâtine :
LÉGENDE DE l’aSSOMPTION
L’assomption de la bienheureuse vierge Marie, avec les circonstances qui l’accompagnèrent, nous sont connues par un certain petit livre apocryphe, lequel est attribué à Jean l’Evangéliste.
Tandis que les apôtres parcouraient les différentes régions du monde, afin d’y prêcher, la Vierge, dit-on, était demeurée dans une maison bâtie près de la montagne de Sion : elle visita, tant qu’elle vécut, et avec une grande dévotion, tous les endroits qui lui rappelaient son Fils, à savoir : l’endroit du baptême, du jeûne, de la passion, de la sépulture, de la résurrection, de l’ascension, et, selon ce que rapporte Epiphane, elle survécut vingt-quatre ans à l’ascension de son Fils.
Il enseigne, donc, que la bienheureuse Vierge, quand elle conçut le Christ, avait quatorze ans, quinze, quand elle le mit au monde, qu’elle vécut avec lui trente-trois années, qu’après la mort du Christ elle vécut encore vingt-quatre ans, d’où il ressort que, lorsqu’elle mourut, elle avait soixante-douze ans.
Toutefois il paraît plus probable, ainsi qu’on le lit en un autre endroit, qu’elle survécut seulement de douze ans à son Fils : elle aurait donc été sexagénaire au moment de son Assomption, car les apôtres, comme l’enseigne l’ Historien ecclesiastica , ont employé ce même nombre d’années — ■
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à savoir, douze — à prêcher en Judée et dans les régions d’alentour.
Un jour, donc, que le cœur de la Vierge était fortement embrasé du désir de revoir son Fils, son esprit fut remué très profondément, et elle se livra à la douleur, et elle versa une grande abondance de larmes. Et comme elle ne pouvait se consoler de ce que son Fils lui avait été enlevé pour un temps, voici qu’un ange lui apparut soudain, environné d’une grande lumière et la salua avec respect, comme la mère de son Seigneur :
— Je vous salue, dit-il, bienheureuse Marie, ô vous qui avez reçu la bénédiction de celui qui a envoyé le salut à Jacob. Voici, ô ma Dame ! une branche de palmier que je vous apporte du paradis ; vous la ferez porter devant votre cercueil, quand, dans trois jours, vous serez enlevée de votre corps : car votre Fils vous attend, ô vous, sa Mère vénérée !
Marie répondit :
— Si j’ai trouvé grâce devant vos yeux, je vous en supplie, daignez me faire connaître votre nom. Mais je demande encore avec plus d’instance que mes frères, les apôtres, soient tous réunis autour de moi : car, avant de mourir, je voudrais les voir avec les yeux du corps, et qu’ils accomplissent mes funérailles, et qu’en leur présence je rende mon âme à Dieu. Je désire encore et je demande instamment, que mon âme, en sortant du corps, ne voie aucun mauvais esprit, et qu’aucune des puissances de Satan ne se trouve sur mon passage !
Et l’ange dit :
— Pourquoi, ô ma Dame, désirez-vous connaître mon nom ? Il est admirable, il est grand. Mais voici qu’aujourd’hui même tous les apôtres vont venir : ils se réuniront auprès de vous, ils vous feront de nobles funérailles, et, en leur présence, vous exhalerez votre âme. Car celui qui autrefois a porté par un cheveu, en un clin d’œil, le prophète, depuis la Judée jusqu’à Babylone, celui-là peut, sans aucun doute, transporter ici, en un moment, tous les
LA MORT RE LA VIERGE
apôtres. Mais pourquoi craignez-vous de voir ces esprits maudits dont vous avez écrasé la tête et que vous avez dépouillés de leur empire ? Qu’il soit fait, toutefois, selon votre volonté : vous ne les verrez pas.
Après avoir dit ces paroles, l’ange, au milieu d’une grande lumière, s'éleva dans les cieux.
La palme, cependant, resplendissait d’une grande clarté : par sa verdure elle était en tout semblable à une branche ordinaire, mais ses feuilles brillaient comme l’étoile du matin.
Or, il arriva que, Jean étant occupé à prêcher à Ephèse, le ciel tonna tout à coup : une nuée blanche enveloppa l’apôtre, le souleva, puis le transporta devant l’entrée de la demeure de Marie. Il frappa donc à la porte, pénétra dans l’intérieur et, avec révérence, l’apôtre vierge salua la sainte Vierge.
L’heureuse Marie, en le voyant, fut saisie très vivement de surprise et sa joie fut telle qu’elle ne put retenir ses larmes. Puis elle dit :
— Mon fils Jean, souviens-toi des paroles de ton maître, quand il m’a confiée à toi, comme une mère, et toi à moi, comme un fils ! Me voici appelée par le Seigneur à payer le tribut à l’humaine condition : je recommande mon corps à ta sollicitude. Car j’ai appris que les Juifs s’étaient assemblés et qu’ils avaient dit : « Attendons que celle qui a enfanté Jésus soit morte, et alors nous nous saisirons de son corps et nous le jetterons au feu. » Fais donc porter cette branche de palmier devant mon cercueil, quand vous conduirez mon corps au sépulcre.
Et Jean répondit :
— Oh ! plût à Dieu que tous mes frères les apôtres fussent ici, afin que nous puissions célébrer convenablement vos obsèques et vous rendre les honneurs qui vous sont dus !
Et, comme il disait cela, tous les apôtres furent enlevés, sur des nuées, des endroits où ils prêchaient et ils se trouvèrent déposés devant la porte de Marie.
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Et se voyant ainsi réunis, dans le même temps et au même lieu, ils s’émerveillaient, disant :
✓ — Quelle est donc la cause pour laquelle le Seigneur nous a rassemblés ici en même temps ?
Alors Jean sortit et s’en alla vers eux pour leur dire que la Vierge était au moment de trépasser. Puis il ajouta :
— Faites attention, frères, à ce que, dès qu’elle sera morte, personne ne pleure, de peur que le peuple, voyant cela, ne s’émeuve et qu’il dise : «Voyez ces hommes, comme ils craignent la mort, eux qui, cependant, prêchentla résurrection !
Denys, disciple de l’apôtre Paul, raconte la même chose dans son livre De divinis nominibus . à savoir, que les apôtres furent tous réunis pour la mort de la Vierge, qu’ils y assistèrent ensemble et que chacun d’eux fit un discours en l’honneur du Christ et de la Vierge. Et voici comment il s’exprime, parlant à Timothée:
— Nous-mêmes, comme tu sais, et beaucoup de saints qui sont nos frères, nous nous sommes réunis pour voir le corps qui a produit la vie et porté Dieu. Or, se trouvaient là Jacques, le frère du Seigneur, et Pierre et Paul, le chef éminent et très parfait de tous les théologiens. Ensuite, il parut convenable que toutes les hiérarchies se missent à célébrer, chacune selon son pouvoir, la bonté toute-puissante de Dieu, qui s’était revêtu de notre infirmité.
Ainsi parle Denis.
Et donc, quand la bienheureuse Vierge eut vu tous les apôtres réunis autour d’elle, alors elle bénit le Seigneur, et s’assit au milieu d’eux, les lampes ayant été allumées.
Or, vers la troisième heure de la nuit, Jésus vint, accompagné des ordres des anges, de l’assemblée des patriarches, de la troupe des martyrs, de l’armée des confesseurs et du chœur des vierges Tous se rangent en ordre devant le trône de la Vierge et se mettent à chanter ensemble de doux cantiques.
Comment se déroulèrent les funérailles qui furent alors
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célébrées, voilà ce que nous apprend le petit livre, déjà cité, qui est attribué à saint Jean.
Jésus parla le premier, et il dit :
— Venez, ô mon élue, et je vous placerai sur mon trône, car j’ai désiré votre beauté.
La Vierge répondit :
— Mon cœur est prêt, Seigneur, mon cœur est prêt.
Et tous ceux qui étaient venus avec Jésus se mirent à chanter doucement :
— C’est elle qui a conservé sa couche pure et sans souillure : elle portera son fruit quand Dieu viendra visiter les âmes saintes.
Ensuite la Vierge chanta, parlant d’elle-même :
— Toutes les nations m’appelleront bienheureuse : car le Tout-Puissant a fait de grandes choses, et son nom est saint.
Alors, prenant plus haut, le chantre donna le ton à tous, disant :
— Venez du Liban, ô mon épouse, venez du Liban, et vous serez couronnée.
Puis, la Vierge :
— Me voici, je viens. Car il est écrit de moi, en tête du saint Livre, que je ferais votre volonté, ô mon Dieu, parce que mon âme est ravie de joie en vous, mon Seigneur, mon Sauveur !
Et ainsi l’âme de Marie sortit de son corps.
Et elle s’envola dans le sein de son Fils.
Et elle fut aussi bien affranchie de la douleur de la chair quelle l’avait été de sa corruption.
Le Seigneur dit encore aux apôtres :
— Transportez le corps de la Vierge, dans la vallée de Josaphat. Vous le déposerez dans un sépulcre tout neuf, que vous trouverez là, et vous m’y attendrez pendant trois jours jusqu’à ce que je revienne.
Et tout aussitôt le corps de la Vierge fut entouré de fleurs à savoir de roses des rosiers, qui sont l’assemblée des martyrs, et de lis des vallées, qui sont les compagnies des anges, des confesseurs et des vierges.
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Et vers elle s’élevaient les cris des apôtres, disant :
— Vierge très prudente, où donc allez-vous, ô notre Dame ?
Avec un concert de chants harmonieux, le cortège s’élevait donc à travers les airs.
En l’entendant, ceux qui étaient restés dans le ciel furent remplis d’admiration, et ils s’avancèrent à sa rencontre. Et voyant leur roi portant dans ses bras l’âme d’une femme qui s'appuyait sur lui, ils furent stupéfaits et commencèrent à dire :
— Quelle est celle qui monte du désert, remplie de délices, appuyée sur son bien-aimé ?
A quoi répondirent ceux qui l’accompagnaient :
— C’est, entre les filles de Jérusalem, de toutes la plus belle, ainsi que vous l’avez déjà vue, pleine de charité et d'amour.
De cette façon, donc, elle fut, toute remplie de joie, reçue dans le ciel et placée, à la droite de son fils, sur un trône de gloire.
Quant aux apôtres ils virent son âme resplendissant d’une blancheur tellement ineffable que nulle langue humaine ne saurait le faire comprendre.
Trois vierges, qui étaient là, dépouillèrent le corps pour le laver : le corps, tout aussitôt, resplendit d'une si grande clarté qu’on pouvait bien le toucher pour le laver, mais qu’il était impossible de le voir. Or, cette lumière continua de resplendir jusqu’à ce que le corps eût été lavé par les vierges.
Alors les apôtres prirent le corps, avec révérence, et le posèrent sur le brancard. Et Jean dit à Pierre :
— Pierre, vous porterez cette palme devant le brancard, car le Seigneur vous a choisi pour notre chef et vous a institué le pasteur et le prince de ses brebis.
A quoi Pierre répondit :
— C’est à vous, plutôt, qu’il convient de la porter, car vous avez été élu vierge par le Seigneur, et il convient que celui qui est vierge porte la palme d’une vierge. Vous avez mérité de reposer sur la poitrine du Seigneur et vous y
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avez, beaucoup plus que les autres, puisé des trésors de sagesse et de grâce : il paraît donc juste qu’ayant reçu plus de dons du Fils, vous rendiez plus d’honneur à la Vierge. Vous devez donc porter cette palme de lumière aux obsèques de la sainteté, puisque vous vous êtes enivré à la coupe de la lumière de l’éternelle clarté. Quant à moi, je porterai, avec le brancard, ce saint corps, et tous nos autres frères, entourant le brancard, chanteront les louanges de Dieu.
Paul dit alors :
— Et moi, qui suis le plus petit de vous tous, je portera le brancard avec vous.
Et donc, Pierre et Paul enlevant le corps, Pierre commença à chanter, disant :
— Israël sortit de la terre d’Egypte, alléluia, exiit Israël de Ægypto, alléluia !
Et les autres apôtres continuèrent ce chant, très doucement. Or, le Seigneur couvrit d’une nuée les apôtres et le cercueil, en sorte qu’ils restaient invisibles, mais on les entendait chanter. Des anges, aussi, suivirent les apôtres, en chantant, et remplirent toute la terre d’une harmonie pleine de suavité.
Tous les habitants furent réveillés par ces doux sons et cette mélodie : ils se précipitèrent hors de la ville en demandant avec empressement ce qu’il y avait. Les uns dirent :
— Ce sont les disciples de Jésus qui portent Marie décédée. C’est autour d’elle qu’ils chantent cette mélodie que vous entendez.
Aussitôt ils courent aux armes, et s’excitent les uns les autres en disant :
— Venez, tuons les disciples et livrons au feu ce corps qui a porté ce séducteur!
Or, le prince des prêtres, en voyant cela, fut stupéfait et il dit avoc colère :
— Voici le tabernacle de celui qui a jeté le trouble parmi nous et dans notre race. Quelle gloire il reçoit en ce moment !
Or, en parlant ainsi, il leva les mains vers le lit funèbre avec la volonté de le renverser et de le jeter par terre. Mais
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aussitôt ses mains se séchèrent et s’attachèrent au brancard, en sorte qu’il y était suspendu : il poussait des hurlements lamentables, tant ses douleurs étaient atroces. Le reste du peuple fut frappé d’aveuglement par les anges qui étaient dans la nuée. Quant au prince des prêtres, il criait en disant :
— Saint Pierre, ne m’abandonnez pas dans la tribulation où je me trouve; mais, je vous en conjure, priez pour moi, car vous devez vous rappeler qu’autrefois je vous suis venu en aide et que je vous ai excusé lors de l’accusation de la servante.
Pierre lui répondit :
• — Nous sommes retenus par les funérailles de Notre Dame et nous ne pouvons nous occuper de ta guérison : néanmoins si tu voulais croire en Notre-Seigneur Jésus- Christ et en celle qui l’a engendré et qui l’a porté, j’ai lieu d’espérer que tu aurais pu être guéri de suite.
Il répondit :
— Je crois que le Seigneur Jésus est vraiment le Fils de Dieu, et que voilà sa très sainte Mère !
Tout aussitôt ses mains se détachèrent du brancard. Et toutefois ses bras restaient desséchés, avec une douleur très violente. Alors Pierre lui dit:
— Baise le cercueil et dis : « Je crois en Dieu Jésus-Christ, que celle-ci a porté dans son sein, en restant vierge après l’enfantement. »
Et, quand il eut fait cela, aussitôt il recouvra sa santé d’auparavant. Et Pierre lui dit :
— Reçois cette palme des mains de notre frère Jean, et place-la sur ce peuple qui est frappé d’aveuglement. Et tous ceux qui croiront recouvreront la vue. Et tous ceux qui ne voudront pas croire resteront pour toujours aveugles.
Les apôtres qui portaient Marie la déposèrent dans le tombeau, autour duquel ils s’assirent, ainsi que le Seigneur l’avait ordonné.
Au troisième jour arriva Jésus, avec une multitude d'anges, et il les salua, disant :
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— Que la paix soit avec vous.
Et ils répondirent :
— Gloire à vous, Seigneur, qui, seul, faites de grandes merveilles !
Et le Seigneur dit aux apôtres :
— - Quelle grâce et quel honneur vous semble-t-il que je doive conférer maintenant à celle qui m’a enfanté ?
Alors ils dirent :
— Il paraît juste, Seigneur, à vos serviteurs, que vous, qui avez triomphé de la mort dans tous les siècles, vous ressuscitiez le corps de votre mère, ô Jésus, et que vous le placiez à votre droite, pour toute l’éternité.
Le Seigneur approuva.
Alors Michel l’archange vint aussitôt, et présenta au Seigneur l’âme de Marie.
Et le Sauveur dit :
— Levez-vous, ma mère, ma colombe, tabernacle de gloire, vase de vie, temple céleste ; de même que, dans votre conception, vous n’avez pas connu de souillure, ainsi, dans le sépulcre, vous ne subirez, en votre corps, aucune dissolution.
Aussitôt l’âme de Marie s’approcha de son corps, qui sortit glorieux du sépulcre.
Et ainsi il fut enlevé jusqu’aux célestes demeures, en la compagnie d’une multitude d’anges.
Or, Thomas, qui était absent, ne voulait pas croire, quand il fut revenu. Mais tout à coup il reçut tout entière, comme si elle était tombée du ciel, la ceinture qui était attachée autour du corps de la Vierge : c’était comme pour lui faire comprendre qu’elle était, de même, montée tout entière au ciel.
41. — La première fresque de cette série, tout à fait dans le haut, est fort détériorée, principalement sur la gauche, où l’on ne peut réussir à la déchiffrer complètement h
J’y trouve, au centre, des cc architectures » : elles représentent l’intérieur d’une maison, et je ne puis douter qu’il s’agisse de celle qu’habitait la vierge Marie, « sur le mont Sion », à Jérusalem. La scène qui s’y passe est double, et se développe, d’ailleurs, en deux chambres séparées, bien que voisines.
On voit, dans l’une, celle de droite, trois femmes, assises ou à genoux, dans l’attitude évidente d’une profonde désolation : ce sont les « servantes » de la Vierge — car la légende donne toujours, à Marie, des femmes pour la servir — et qui se désolent, sans doute, à cause de la scène qu’elles savent se passer dans la chambre voisine.
Or je ne distingue, dans cette seconde chambre, qu’une femme, la tête nimbée, et qui, à genoux, lève les bras au ciel, dans l’attitude de celle qui sup-