‹ Les frontières de la science. 2e sérieChapitre 19 sur 46 · Sozoyi. J lis t. ecclés., V · texte numérisé non relu

Sozoyi. J lis t. ecclés., V

ACTIONS PSYCHI^)UES DES EMANATIONS 107

Suivant les uns, la ülle du devin Tirésias s'ai)[)elait Manto ou Daphné, « Elle ne lut pas moins savante que son père dans la mantique (1), et elle y lit de grands progrès dans son séjour à Delphes. Douée d’un talent merveilleux, elle rédigea un grand nombre d’oracles avec un soin tout particulier (2). »

Suivant les autres, Gœa (la Terre) avait pour interprète la nymphe Daphné ou Daphnis, sa lille, qui s’était changée en laurier, par la grâce de sa mère, dans les bras amoureux d’Apollon (3), le dieu de Tinspiration et de la médecine.

(^est donc bien comme inspirateur^ et non comme purilicateur, ainsi qu’on l’a dit quelquefois (4), que l’on faisait infuser le laurier dans l’eau des lustrations.

Il reste à savoir quelle était l’espèce de laurier dont parlent les anciens.

Les ouvrages de botanique indiquent généralement le laurier-sauce comme le laurier d’Apollon ; mais j’ai vainement recherché sur quoi était fondée cette opinion. D’autre part M. Foucart, directeur de l’école d’Athènes, m’écrit que le laurier-rose est très abondant en Grèce et que très probablement il n’y en

1. La Mantiqiie était l’art de deviner l’avenir. D’après Platon, le mot mantis dérive de mania signifiant délire ou fureur,

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