Boucher-Leclercq, Hist. de la div., III, A
a jamais eu craiitrc à Delphes. Nos expériences tendent à démontrer que ce n’étaient ni run ni l’autre, mais bien le lauriercerise qui jouissait des propriétés attribuées à l’arbuste divin, car le laurier-sauce n’a produit aucun elfet sur Benoît, même en mâchant les feuilles. D’autre part, ^DI. Bourru et Burot font observer que c’est précisément parce que le laurier-roce est fort abondant en Grèce qu’il n’était pas la plante sacrée, « Comme emlilème divin, on ne choisit pas un objet vulgaire. Les Gaulois, nos ancêtres, recherchaient le i^ui de chêne, extrêmement rare, et dédaignaient le gui du pommier qui est très commun. De même, pour leurs cérémonies religieuses, les Grecs pouvaient tirer de la mer Noire le laurier-cerise qui n’existait pas sur leur sol. »
Plantes diverses.
J’ai également expérimenté raction de contact exercée par certaines autres plantes qui passent pour avoir joué de tout temps un rcMe dans la sorcellerie.
Ces plantes, enfermées dans des sacs en papiers d’apparence identique, ont été placées sur la tète de Benoît mis en somnambulisme.
()uelques-unes ont donné des elfets constants et bien nets (1).