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Les parfums el les fleurs, p. 1S

ACTIONS PSYCHIQUES DES ÉMANATIONS

respiré la fumée de graines de jusipiiame que faisait brider uii pharmacien de Dresde, furent atteints, Pun d'aliénation mentale, Tautre de délire furieux, pendant plusieurs jours.

Les odeurs et les gaz ont eu des elfets pouvant être attribués soit à leurs vertus particulières, soit aux souvenirs qu'ils éveillent (1).

I. D’après Josèphe {Anl, Jiid., VIII, 25). Dieu avait livré au roi Salomon les secrets du monde physique, afin qu'il apprît aux hommes à s’en servir pour le soulagement de leurs douleurs et contre les attaques des démons. Il avait composé à edi ell'et des recettes contre les diverses maladies et laissé par écrit des formules qui conjuraient les démons et arrêtaient leurs importunités. « Ces exorcismes sont encore en grand usage parmi nous, dit l'historien juif, et j’ai vu moi-même un certain Eléazar, de notre nation, guérir plusieurs possédés, en présence de Vespasien, de ses fils, de ses officiers et de son armée. Voici comment procédait cet homme : il plaçait sous le nez du démoniaque une bague dont le chaton contenait une racine désignée par le grand roi et celte odeur forçait le démon à sortir par les narines de Vhomme qu'il possédait ; puis il adjurait l’esprit mauvais, en récitant des formules dues à Salomon, de ne plus revenir. Voulant montrer encore mieux aux spectateurs la puissance de son art, il faisait mettre à quelque distance un vase plein d’eau et commandait au démon de le renverser en signe de sa sortie. »

Un magnétiseur de Lyon, M. Bouvier, traite et guérit souvent des malades présentant tous les symptômes des démoniaques. Je l’ai vu, après avoir vainement ordonné à VEsprit de se retirer, placer de force, sous le nez du possédé, des roses ou d’autres fleurs dont le parfum semblait le faire souffrir assez violemment pour triompher de sa résistance.

A Didyme, avant de prophétiser, la prêtresse de l’oracle des Branchides respirait longtemps la vapeur qu’exhalait une fontaine sacrée (Jambliqüe. Des mystères... ch. xxv). L’oracle des Golophoniens, à Claros, était rendu par un prêtre qui s’y pré-

Le gaz hilarant (protoxyde d’azote) amène line Jiruyante hilarité, même à des doses infinitésimales, puisqu’il a suffi d’approcher du sujet l’éprouvette sans la délioucher ou après Lavoir vidée.

En faisant brûler de la myrrhe, on fait naître des sentiments d’admiration; la fumée du benjoin et surtout de Vencens provoquent très rapidement l’extase religieuse. On obtient également l’extase en projetant quelques graines de coriandre sur un moreeau de fer chaud.

L’essence d'angélique porte aux idées gaies ; celles iVanis, de ihgm, de girofle et de rose, aux idées amoureuses ; celles de lavande et de cannelle ont produit la répulsion; celle de jasmin et de menthe ont réveillé le sujet (1).

L’essence de vnlvaria, qui sent le poisson, a fait penser Benoît à la pèche ; celle de Portugal aux punaises.

J’ai essayé, à plusieurs reprises, de voir ce que produiraient diverses autres substances à

parait en buvant de Teaii dTm bassin que renfermait la grotte d'Apollon et qui, au dire de Pline, était A^énéneuse {Hisl. nat., liv. 11, ch. A\).

Dans les hymnes attribuées à Orphée, un parfum particulier est assigné à l’évocation de chaque divinité.

Porphyre, Jamblique et Proclus insistent dans leurs œuvres sur l'efticacité de certains parfums pour favoriser la divination, c’est-à-dire l'hypnose lucide.

1. La plupart de ces etfets, surtout ceux des fumées et des gaz, se produisent également à l'état de veille.

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proximité de la tète, mais je n’ai réussi que rarement.

Un jour, Benoît, mis en état somnambulique, a senti le goût de la chartreuse, quand on lui a approché de la nuque un flacon de cette liqueur ; une autre Ibis, on a provoqué des nausées en approchant également de la nuque un petit paquet d’ipécacuana, à son insu et au mien (1), pendant (pi’il était éveillé.

Diamant^ or, étain.

J’ai constaté sur tous les sujets susceptibles d’extérioriser leur sensibilité (2) que Tor et surtout le diamant déterminaient une sensation de violente brûlure quand on approchait ces substances soit d’une couche de la sensibilité extériorisée quand ils étaient en état d’hypnose, soit de leurs points hypnogènes quand ils étaieni à l’état de veille (J). Vétain produit au con-

1. D'' Dufay. Compte rendu de la réunion de la Société des Médecins de Loir-et-Cher, le 3 juin JSS6, p. 35.

2. Les expériences que j'ai relatées précédemment ont été faites par moi avant que je connusse le phénomène de l'extériorisation de la sensibilité. 11 est probable qu'on arriverait aujourd’hui à des constatations plus précises en plaçant les substances à essayer contre les zones sensibles ; mais, lancé dans d’autres recherches, je n'ai pas eu le loisir de revenir sur celles-ci.

3. La plupart des bons sensitifs possèdent sur certaines parties du corps, tels que les plis du poignet, du coude et de l'aine, des points qui, à l’état de veille, sont insensibles. Ce sont

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