‹ Les frontières de la science. 2e sérieChapitre 24 sur 46 · Paris, Leymarie. 1 vol. in-8® de 40 pages avec gravure · texte numérisé non relu

Paris, Leymarie. 1 vol. in-8® de 40 pages avec gravure

de rOrient, comme chez ceux de l’Occident (1). De nos jours, on a pu l’observer avec toutes les garanties désirables chez certains médiums ; moi-même j’en ai été témoin deux lois (2).

Le fait peut donc être considéré comme cer-

1. «Maximin, dans Tivresse de la joie que lui procurait son avancement, ne pouvait plus se teniren placeet se croyait sans doute la faculté des Brahmanes pour marcher en lair, car il semblait que la terre ne fût plus digne de le porter ». (Ammien Marcellin. Histoires : règne de Valentinien, année 730).

D'après Philostrate (Vita Ap.), Apollonius de Tyane avait vu les Brahmanes flotter dans l’air. Cari du Prel dit, dans sa Physique de la Magie (T. II, ch. VII) qu’il eut l'occasion en 1856 de voir Marie Mœrl ; elle était agenouillée en prière, sur son lit, mais on pouvait passer la main au-dessous de ses genoux.

J'ai connu moi-même, dans ma jeunesse, une sainte femme qui habitait le village de Goux, près de Privas, dans l’Ardèche ; elle jouissait de facultés extraordinaires dont j’ai récemment fait un exposé sommaire dans les Annales des sciences psychiques. Une dame de mes amies qui était très liée avec elle les a décrites en détail dans des mémoires inédits dont j’extrais ce qui suit : « Victoire passa auprès de moi plusieurs heures. Tout en me parlant des grâces que Dieu et la Sainte-Vierge lui accordaient, je la vis avec un profond étonnement rester les yeux fixes mais animés et s’élever peu à peu de dessus la chaise où elle était assise, étendre les bras en avant, ayant le corps penché dans cette même position et demeurer ainsi suspendue, sa jambe droite repliée sous elle, l’autre ne touchant à terre que par l’orteil. C’est dans cette position impossible à toute personne dans un état naturel, que j’ai vu Victoire toutes les fois qu elle était dans ses moments de ravissements extatiques alors que j’avais le bonheur de l’avoir très régulièrement deux fois par semaine près de moi qui était alors sa presque seule amie. Elle prenait deux ou trois extases pendant ses visites qui duraient de 10 à 15 ou 20 minutes l'une. Je l’ai vue en cet état plus de mille fois, surtout pendant les six premières années de notre connaissance. »

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