Riiîet, Mystique, II
3. Je connais, dit Gésaire dTIeisterbacli (liv. IX, c. 30), uii prêtre de notre Ordre, qui par une faveur de Dieu, toutes les fois qu'il dit la messe avec dévotion, est élevé d’un pied en l’air pendant tout le Cajion jusqu'à la Communion ; s'il dit la messe plus vite ou moins dévotement, ou s'il est dérangé par le bruit des assistants, cette faveur lui est ôtée.
•i. On rapporte que lorsque, en 1650, le duc de Brunswick arriva à Assise, l’aspect du saint qui se mit à planer au-dessus du sol en lisant sa messe le détermina à embrasser le catholi-
La ti^ 2 :iire 22 montre saint Thomas de Cora s elevant au moment où il donne la communion.
La ligure se rapporte au Frère Humile d(‘ Bisignano, de l’ordre des Mineurs réformés de la province de Calabre, mort en lOîM.
J'ignore quel est le personnage que représente la ligure 24 exécutée d’après une admirable statuette en bois appartenant à M. Gagneur de Patornay.
On connaît huit planches dilTérentes d'une gravure représentant le pape Pie VII en lévita tion, avec cette inscription:
Plus VII, PONT. Max.
Savonæ in extasini iteriim rapliis, dieassamptionis B. Mariæ V.
XIII Kalendas Septembris 1811.
cisme (Psî/c/j. Stud., 4, 24, 247). Un jour, lors d’une de ses lévitations, saint Joseph de Gupertino retomba sur le sol. Le Frère Junipero se précipita vers lui; il ne put empêcher la chute, mais il raconta que le corps du saint lui avait paru léger comme un fétu de paille (Gokrres, II, 257). Joseph de Cupertino, malade depuis l'âge de 7 ans, s’habitua dès cette époque à l'abstinence par esprit de mortification. Pendant le carême des Franciscains, du 6 janvier au 10 février, il ne mangeait qu’une fois par semaine. Durant les six autres semaines du carême, il mangeait le dimanche et le jeudi, quelques herbes amères, quelques fèves ou fruits ; et ne prenait rien les autres jours. Il tombait en extase cataleptique à l’église en entendant certains chants, certaines musiques. Il mourut à 60 ans.
Une jçravure italienne représente sainte Catherine de Sienne se tenant en Tair pendant que des prêtres écrivent ses paroles. Une autre représente la même sainte également en l’air avec rinscription :
S. Calerina miracolosamenle transporta in Siena,
J’en ai, je crois, assez dit pour montrer que la lévitation est un ])liénomêne parfaitement réel et beaucoup plus commun c[u’on ne serait tenté de le croire au premier abord.
Les lecteurs qui voudront aj)profondir davantage la question pourront lire : Dans la Mystique divine^ naturelle el diabolique de Goerres(I), les chapitres XXI, XXII et XXIII du 2® volume (De la marche extatique... Comment les extati- (jues s’élèvent en l’air... Du vol dans l’extase... Explication de ces phénomènes) et le chapitre XIX du 4® volume (Du vol diabolique.., (Comment ce phénomène est commun aux extatiijues et aux possédés) ;
Dans la Mystique divine de l’abl^é Ribet (2), le chapitre XXXII du 2'^ volume (Dispense de
1. Traduction française en 5 volumes, Paris, Poussielgue, 1882.