Comptes rendus, 30 sept
pour Télectricité que par la loi de Newton. Mais, comme celle-ci n’est qu'un cas particulier de la loi de eber..., il faudrait, conformément aux règles d’une induction rationnelle, substituer cette dernière loi à la loi de Newton pour Tétude des actions réciproques entre particules matérielles en repos ou en mouvement. » (1)
Si donc la pesanteur ou la gravitation est un phénomène électrique, elle doit être modifiable el polarîsahle par les influences magnétiques et électriques^ C’est ce que prouve l’aimant quand il agit en sens inverse de la pesanteur. Celle-ci dépend de la densité et de la cohésion des molécules ; la cohésion ellemême ne serait que de l’électricité enchaînée.
J^’hypothèse qui fait de l’attraction du soleil sur les planètes un phénomène électrique gagnerait en vraisemblance si l’attraction que Newton attribue à laliine et dont l’etfet se traduit par les marées, pouvait être imitée électriquement; or, si d’un liquide on approche un bâton d’ambre rendu électrique par le frottement, on voit se former à la surface de ce liquide une sorte de renflement en bourrelet. — Cette hypothèse gagnerait encore en vraisemblance si l’on pouvait mettre en évidence^ dans notre système solaire, le fait de la répulsion électrique. C’est précisément le cas de la queue des comètes. Le noyau des comètes, en sa qualité de masse fluide parsemée de gouttelettes, est soumis à l’action de la gravitation et obéit à la loi de Kepler. La queue, c’est-à-dire les vapeurs lormées aux dépens du noyau, se comporte d’une façon toute dillérente. Ces vapeurs ne sont pas attirées par le soleil, mais repoussées par lui selon le prolongement de la