Zœllneu. Xaiur (1er Komelen
LA lÆVITATIOX DU CORPS HUMAIN
ligne, droite qui relie le soleil au noyau et qu’on appelle le rayon vecteur. Tout liquide en voie de vaporisation s!électrise, comme on le sait ; nous sommes donc autorisés à supposer que les vapeurs développées aux dépens du noyau cométaire sous riniluence de la chaleur solaire sont également electrisées. Gomme les électricités de même nom se repoussent, il y aurait lieu de penser que la queue des comètes subit sa répulsion tout simplement parce qu’elle est chargée d’une électricité de meme nom que celle du soleil. Mais, lorsqueles comètes se rapprochent du soleil vers l’époque du périhélie, le processus d’ébullition qui a débuté à la surface de la comète doit gagner de plus en plus en profondeur, et il peut arriver que de nouvelles substances chimiques y prennent part et que le signe de l’électricité dont les vapeurs sont chargées vienne à changer, c’est-à-dire que ces vapeurs acquièrent une électricité de nom contraire à celle du soleil (1). Dans ces conditions et en raison de l’universalité supposée des lois de la nature, il pourrait se former une queue de Comète dirigée vers le soleil, c’est-à-dire attirée par lui comme le noyau lui-même. C’est par ce raisonnement que Zœllner expliquait l’apparence présentée par la comète de 18*23 qui présentait deux queues, l’une dirigée vers le soleil, l’autre en sens opposé, et faisant ensemble un angle de 160^(2).
L’examen de ce phénomène cosmique nous permet de supposer que la gravitation est identique avec l’attrac-
1. Il ressort des expériences de M, Bennet (La Lumière électrique, n® du 16 janvier 1892, p. 104 et suiv.) que le simple contact de métaux ou autres substances ayant une affinité différente pour le fluide électrique peut changer le sens de rélectrisation.