‹ Les fumeurs d'opium en ChineChapitre 4 sur 15 · TRAITEMENT DU NARCOTISME AIGU · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU NARCOTISME AIGU

Le traitement de l’ivresse narcotique présente quelques conditions faciles à remplir. Yoici comment nous avons agi, dans les quelques cas que nous avons eu l’occasion

de traiter.

Quand nous étions appelé dans la période d excitation et que les malades présentaient les symptômes de la congestion avec perte de connaissance, rougeur de la face, dyspnée intense, nous nous sommes toujours^ très bien trouvé de la saignée, dont nous complétions l’effet par des ventouses scarifiées sur la poitrine, quand 1 état du poumon nous semblait réclamer un révulsif énergique. - .

A la période de collapsus les saignées nous paraissent généralement contre-indiquées par la pâleur de la face,

la petitesse du pouls ; la saignée locale, par les ventouses appliquées sur la poitrine, serait seule utile, peut-être, dans ces cas, pour produire une révulsion sur le poumon

La décoction de café, qui est depuis longtemps recommandée dans les empoisonnements par l’opium, nous a rendu de très-grands services. On peut l’administrer par la bouche ou par le rectum ; généralement, on est obligé de l’employer en lavement, parce qu’on ne peut rien faire avaler aux malades dans cette phase du narcotisme aigu.

Nous la donnions à la dose d’un demi-litre, trois fois dans le courant de la journée, et elle a produit un effet d’autant plus énergique que les Chinois ne sont pas habitués à cette liqueur.

Les frictions excitantes, l’enveloppement dans les couvertures chaudes, sont des adjuvants excellents parce qu’ils favorisent la sueur et probablement l’élimination du poison.

Dans le narcotisme convulsif les douches d'eau froide et la saignée ont produit un excellent effet.

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