SCÈNE PREMIERE
AGUSTIN'Ol DIONIS, chacun un masque à la main, Dionis regarde
à une porte.
AGUSTIiV, à voi\ basse.
Eli bien?
DIONIS
Ils viennent de descendre le corps, et le prêtre commence les prières.
AGL’STIN.
Si l'on nous surprenait?
DIO.NIS
N’avons-nous pas des masques? nous les mettrions, et on nous prendrait pour des amis de l'iiif.int arrivés en relard.
FUNÉRAILLES DE l’hONNEUR
AGÜSTIN.
Reconnais-tu dona Beatriz?
DIONIS
Non.
AGUSTIN
Faisons bien attention. Au moindre danger, il faudrait appeler Martin Diaz.
DIONIS
Dis donc, Agustin, sais-tu la réflexion que je faisais là tout à l’heure?
AGUSTIN
Non.
DIONIS
Voici un tombeau commencé il y a plus de six ans; on l'a quitté, on l’a repris, on l’a terminé hier; bon! Tant qu’il n’a pas été près d’ôtre fini, l'infant a vécu tranquille, il a été puissant, il s’est bien porté. Au moment juste où son tombeau est achevé, il meurt. Ne trouves-tu pas cela prodigieux ?
AGUSTIN
Au contraire, je trouve cela tout simple.
DIONIS
Gomment?
AGUSTIN
Veux-tu que je te dise une chose? Si j’étais riche, je n’emploierais pas les sculpteurs à me faire mon tombeau.
DIONIS
Pourquoi?
AGUSTIN
Parce que le tombeau est la moitié de l’enterrement.
DIONIS
Et puis?