‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 48 sur 71 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ZORZO.

Causons un peu^avec ce jeune seigneur pour le désennuyer, (il s'approche de la porte et parle à don Jorge par la grille.) El) bien, Senor, comment vous trouvez-vous? Le lieu n’est pas éblouissant, mais voici le jour qui tombe, nous allons bientôt vous tirer d'ici et vous mener à Alcala. Vous y serez à merveille; je connais votre château, pour l'avoir pillé, autrefois, du temps d’Albuquerque, vous savez celui qui, mort, conduisait encore ses vassaux à la guerre, et dont le cadavre avait voix dans les conseils ; Cabeza de Vaca, son majordome, penchait l'oreille à la bouche du mort et redisait ses paroles. Nous n’avions pas laissé grand’chose du château, mais on l'a réparé depuis. Vous en serez content. Vrai, je suis désolé de ce qui vous arrive. Quand je pense que. c’est moi qui vous ai enfermé hà, je voudrais savoir rougir. Nous étions huit contre un, c'est dégradant. Je vous ai bâillonné, je suis immonde. Et je ne sais même pas ce qu'on va faire de vous : je vais vous livrer, lié de cordes, à des inconnus, qui peuvent vous maltr.iiter, vous torturer, vous supprimer, comprenez-vous mon ignominie? Vous me regardez avec mépris. Je crois

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bien! J’ai vu un lion en cage, c’est étonnant comme vous lui ressemblez, je suis une béte brute. Tiens I je saigne. Oui, je me serai blessé en retenant la lame. Tant mieux! Dites donc, vous m’avez coupé la main, merci! (il prend son mouchoir et sc bande la main, Dona Floriude paraît.)

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