CHENIL DE CHANTILLY
« Tout pour les meutes et par les meutes. » Peuple,
On te trompe... de chasse!
Notre Maison est la chenil ouvrière de la société moderne.
Abolition des cerfs dans toutes les classes sociales, — voilà sa devise.
L’heure est proche où nous reviendrons, appelés par la volonté souveraine de la nation, rendre la France Hallaliberté — et nous faire sacrer, nom d’un chien :
Fanfareau VII, doyen de l'équipage.
D’autre part, nous avons eu la bonne fortune de nous procurer le texte d’une lettre adressée au jeune Bébé, canard particulier de M. Grévv, par son Altesse Chevaline Britannirus, dont le catalogue de vente résumait ainsi
les titres et qualités : « Alezan âgé, bon cheval de chasse et d’armes, monté souvent par une dame. À servi de cheval d’armes au général Henri d’Orléans à Besançon, alors qu’il donnait des ordres au général Boulanger. » On comprendra qu’il nous soit impossible de publier ce document, dont nous croyons cependant pouvoir reproduire les dernières lignes que voici :
« Allez dire à votre maître qu’à l’instar du naturel nous reviendrons au galop ; les grandes écuries sont une propriété chevaline et nul n’a le droit d’v introduire la politique.
C’est pourquoi je reste, malgré vous,
« L’alezan Buita.nnicus, pour la vie. »
Nous ne serions point surpris que la publication de cette lettre amenât tôt ou tard un échange de témoins entre l’alezan Britannicus et le cheval noir du ministre de la guerre,
dont les caracolements ont conquis l’estime et la sympathie de tous les cœurs vraiment français à la revue du Ih juillet.
Dans le cas où cette regrettable éventualité viendrait à se produire, on ne saurait trop recommander au noble animal l’emploi d’un pistolet dont le chien ne soit pas exposé aux inconvénients clu ratage ; à cet effet, il trouvera dans la meute des Grandes écuries un assortiment de chiens d’attaque jeunes et vigoureux. Ils n’ont encore jamais subi cette humiliation.
Et pourtant il peut y avoir avantage à se servir d’un pistolet qui rate, parce que cela suffit parfois, comme on l’a vu, pour provoquer chez nos compatriotes une ovation enthousiaste.
11 en faut moins encore en Angleterre, si j’en juge d’après le cas de cet excellent M. Grawford, que la foule a cru devoir accueillir par une triple acclamation à la suite de l’arrêt