‹ Les galants de la couronneChapitre 6 sur 19 · DEUXIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LETTRE

t 11 paraît que vous m’avez oubliée pendant votre absence, d’autant plus que vous m’aviez promis, en partant, de me mander dans un plus long détail tout ce qui se passerait de nouveau. L'espérance de recevoir de vos nouvelles m’avait causé presque autant de joie qu’aurait pu m’en apporter votre retour : vous l’avez plus différé que vous ne me l’aviez promis. Pour moi, quoique vous no m’écriviez point, je fais toujours mon rôle. Je le mènerai lundi à Craigmiller, et il y passera tout le mercredi. J'irais ce jour-là à Edimbourg pour m’y faire saigner, à moins que vous n’en ordon niez autrement. 11 est plus gai qu'à l’ordinaire, et il se porte mieux que jamais. 11 me dit tout ce qu’il peut pour me persuader qu’il m’aime ; il a pour moi mille attentions, et il me prévient en tout ; tout cela m’est si agréable, que je n’entre jamais chez lui que mou

mal de côté ne me reprenne, tant sa compagnie me pèse. Si Paris m'apportait ce que je lui ai demandé, je serais bientôt guérie. Si vous n’étes point encore de retour lorsque j'irai où vous savez, écrivez-moi, je vous prie, et mandez-moi ce que vous voulez que je fasse : car si vous ne conduisez les choses avec prudence, je prévois que tout le fardeau tombera sur moi : examinez tout et pesez mûrement la chose. Je vous envoie ma lettre par Béton, qui partira le jour qui a été assigné à Balfour. Il ne me reste plus qu’à vous prier de m’informer de votre voyage.

> GUscow, cc samedi matin. »

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