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LE NOUVEAU BRAS

sculpteur grec OHAIM02. Le mouvement naturel des plis de la chlamyde et la beauté du visage justifient la prétention de l’artiste à confier au temps sa mémoire, aussi bien que les préférences de Jupiter pour le jeune garçon dont il fit un dieu.

La Fortune fut également rapportée d’Ostie ; elle unit au cachet de la noblesse celui de la grâce. Par allusion à ses mystérieuses destinées, un voile lui retombe sur les épaules ; le diadème atteste son pouvoir, et le gouvernail , placé

I) I A N E CH ASSERESSE

sur le globe, annonce qu’elle étend ce pouvoir sur tous les biens et sur tous les habitants de ce monde.

Lysippe , dont les bourgades aussi bien que les cités opulentes se disputaient les ouvrages, avait sculpté un Athlète se frottant les bras avec le strigile pour se préparer à la lutte. Rapportée de la Grèce à Rome après la conquête, cette œuvre ornait les thermes d’ Agrippa, lorsque l’empereur Tibère la fit enlever pour la mettre dans ses propres appartements. Quelques jours plus tard , comme il se rendait au théâtre, le peuple lui redemanda à grands cris cette statue, et il se vit obligé de la rendre. Peuple artiste, qui supportait tous les genres d’oppression, pourvu qu’il eût du pain, des spectacles,... el des statues!

ROME. VATICAN

Le Faune au repus , couvert de sa nébride , a été trouvé eu 1701, à Civita Lavinia , près d’une maison de plaisance de Marc Aurèle. Sans s’éloigner du caractère rustique propre à une divinité des forêts, le statuaire grec a donné à cette figure une grâce inexprimable. Elle est en marbre pentélique. Visconti présume que c’est une des meilleures copies du fameux Satyre de Praxitèle, \kpi66r poc. On se souviendra peut-être avec plaisir que Phryné, la maîtresse de Praxitèle, parvint à connaître le prix de ce chef-d’œuvre en faisant annoncer à l’artiste,

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au milieu d’un festin, que le feu venait de prendre à sa maison : «.h' suis perdu, s’écria Praxitèle , si mon Satyre est brûlé ! »

On trouve encore çà et là d’autres Silènes et d’autres Faunes qui sourient à de joyeuses pensées, s’apprêtent à boire, ou folâtrent avec des enfants. Deux de ces Faunes furent retrouvés à Tivoli, dans la villa de ce Ouintilius Varus auquel Auguste redemandait ses légions.

Mais que de souvenirs ne réveillent pas ces fragments! Cette antiquité où i! nous semble que tout fut grand, les vertus comme les vices, elle revit plus imposante encore dans ces images mutilées que dans les livres des historiens et des poètes. En regardant les statues ou les bustes de Commode, de Domitien , de

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