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DE L'ECOLE DOMAINE

quittant Rome, avait transporté le siège de l’empire, attiré les meilleurs artistes et rassemblé une quantité prodigieuse de leurs ouvrages , l’art se maintenait sans progrès, il est vrai, mais sans dégradation. Il continua quelque temps à reproduire avec une exacte fidélité les types et les images de la peinture chrétienne de Rome, ut ce style, appelé depuis byzantin , ne tarda pas à se révéler comme le principe d’une manière nouvelle.

C’est à Constantinople que l’Italie demandait des artistes toutes les fois qu’il s agissait d’exécuter d importants travaux. Ces artistes laissèrent des imitateurs, et

tel fut le point de départ de toutes les écoles qui devaient se former à Venise , à Cènes, à Dise, à Florence, à Sienne, etc. A partir de cette époque, le style byzantin fut généralement suivi.

Lue grande austérité dans la conception, une symétrie également sévère dans l’ordonnance, une immobilité ou du moins une routeur excessive dans les attitudes, nue certaine sécheresse de contours, dans les formes une singulière maigreur, dans les proportions un allongement fantastique , un système de draperies à petits plis parallèles et serrés, un coloris morne, se détachant sur un fond d’or étincelant, et. une grande finesse d’exécution, tels sont les traits caractéristiques de cette étrange école. Les images de Jésus et de la Vierge, les suaires de sainte Véronique , les Madones au teint noir, appelées les Vierges de saint Luc, tous les types, toutes les images, tous les symboles consacrés par la religion du Christ furent produits dans

ce style.

ORIGINE ET CARACTÈRE

Rome ne s’associa guère au mouvement qui , au xme siècle , ouvrait à l’art des voies nouvelles en Toscane. L’ère de la Renaissance qui suivit immédiatement, fut presque sans effet sur la ville des pontifes; la translation du saint-siège à Avignon et le schisme de l’Église d’Orient, rendirent l’ immense cité tellement déserte que les palais et les églises y tombaient en ruine. Giotto, à la vérité, exécuta, par les ordres du pape Benoît IX, quelques travaux pour l’ancien Saint-Pierre de Rome, notamment sa fameuse mosaïque appelée la Barque de Giotto, que l’on voit encore aujourd’hui sous le principal péristyle du monument moderne. Ce ne fut qu’au xve siècle, lorsque,

avec Martin V, la cour pontificale revint à Rome, que les arts reçurent une nouvelle et sérieuse impulsion. Mais alors il arriva ce que l’on avait déjà vu autrefois. Incapable d’en produire elle-même , Rome dut appeler des maîtres étrangers : Masaccio peignit à Saint-Clément, Fra Angel ico au Vatican, Gentile de Fabriano à Saint-Jean de Latran; après eux, les peintres de l’école florentine, Filippino Lippi . Domenico Ghirlandajo , Gosimo Rosselli , etc., travaillèrent à la chapelle Sixtinc . ceux de l’école ombrienne, Pinturicchio , le Pérugin et autres, aux salles du Vatican et dans diverses églises.

Sous Jules I! seulement, Rome eut son école particulière, et bientôt, sous Léon X. cette école brille de tout son éclat. C’est au milieu d’une foule d’artistes, appelés de tous les points de l’Italie pour exécuter les vastes projets du pontife, que se révèle Je plus beau génie des temps modernes, Raphaël! — 1483-1520 — Raphaël, qui devait résumer toutes les idées, tous les moyens, tous les efforts tentés depuis deux

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