LA VIERGE, L’ENFANT JÉSUS, S A I IN T MARTIN ET SAINT NICOLAS
Tableaux du Capitole, qu’ils s’y trouvent en très-petit nombre, au milieu des Vénitiens et des Bolonais de la seconde époque , et tranchent vivement avec les coloristes et les académiciens éclectiques de ces deux écoles, Bologne et Venise. Rien n’est plus frappant, en effet, que le contraste des tableaux de Boticello et du Pérugin avec ceux de Titien, du Guerchin da Cento et de Paul Véronèse. Ce qu’on appelle ici la Leçon de Jl //te , est un morceau d’une exécution mâle et délicate tout ensemble, d’un pinceau nourri et vigoureusement empâté à la vénitienne, comme l’on doit s’v
ROME. CAPITOLE
attendre toutes les fois qu’on est en présence d’un Titien. Les deux personnages que ce peintre a représentés , ne sont pas évidemment des figures de fantaisie ; ce sont des hommes de son temps, et peut-être qu’on en retrouverait les noms en fouillant les lettres de l’Arétin. L’un est vieux et porte le costume des marchands de Venise; l’autre, jeune et coiffé d’une toque, a une certaine ressemblance avec le Titien lui-même, et il ne serait pas impossible que ce fût Horace Vecelli, son iils. La flûte recourbée qu’il tient dans sa main , était un instrument très-commun