LA LEÇON DE FLUTE
au xve et au xvie siècle. En un mot, ce sont là des portraits, et dire qu’ils sont du Titien, c’est dire qu’ils sont vivants et qu’ils se détachent fortement de la toile tant le maître a su leur donner de relief au moyen de ces touches décidées qui font parler la bouche, respirer les narines et briller la vie dans les yeux.
Après un Titien, les amateurs de ce qu’on appelle proprement la peinture peuvent encore regarder un Guerchin. En effet, ce maître est surtout et avant tout un peintre. La Sibylle pcrsique , que Ton montre ici comme un de ses meilleurs ouvrages, est une peinture excellente. Sans s’inquiéter de la convenance historique ou mythologique, ni de ce qu’on entend par costume , l’artiste s’est donné le plaisir