LES COLOMBES DE FURIETTI
a le rie. De la salle du Vase , on entre dans la Galerie , où l’attention se partage entre deux bustes merveilleusement conservés, de Marc Aurèle et de Septime Sévère, un Jupiter appelé (Ici /a Val le, du nom de ses possesseurs primitifs, et une urne funéraire ornée d’ Amours en bas-reliefs d’un beau travail. Mais les deux morceaux les plus admirables de cette partie du musée, sont /’ Amour et Psyché , et la Vénus du Capitole , qu’on a dérobés aux regards du public dans un cabinet réservé. Plus belle que la ï émus du / atican , celle du Capitole ressemble pour l’attitude à la Vénus de Médicis; elle est toutefois d’un caractère plus élevé, peut-être, et plus sérieux. Les formes et la physionomie en sont, il est vrai, plus
ROME. CAPITOLE
individuelles et par cela même moins parfaites; mais la grâce de la coquetterie y est remplacée par une pudeur sans manière et par une noble sérénité. La forme fine du vase, ses légères cannelures, les plis fermes et fouillés de la voluptueuse draperie qui s’ajuste sur le vase avec tant de bonheur et de naturel, en attendant que la déesse en enveloppe son corps, sont autant d’accessoires travaillés en vue du triomphe de la figure. Il n’est pas jusqu’à la frange du voile qui, par le grenu