‹ Les galeries souterrainesChapitre 22 sur 35 · POINTS RELIES ENTRE EUX · texte numérisé non relu

POINTS RELIES ENTRE EUX

Paris — Gènes....

Paris — Milan....

Paris — Plaisance Lyon — Milan....

GenèTe — Milan . . , BAle — Gènes.., Dijon — Gènes.., Belfort — Milan. . .

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Il ne nous sera point difficile maintenant de délimiter les zones commerciales respectives des grands passages alpins. Nous relierons entre eux, sur la carte d'Europe, les points pour lesquels la distance à Fun des passages est minimal et nous enfermerons ces points dans un même réseau, qui sera le bassin du transit correspondant à la voie considérée. On voit que les limites de ces zones sont données par le principe de Téquidistance.

Ainsi calculée, la zone commerciale du Simplon est très-étendue, comparée à celle des passages concurrents. Le percement des Alpes du Valais aurait pour effet de conserver à la France une des sections de Té-

ventail dont la Haute-Italie forme le centre, et dont les rayons s'étendent sur les deux tiers du continent européen. Plus courte que la ligne du Saint- Gothard, la voie ferrée du Simplon pourrait refouler au delà du Rhin le bassin commercial de sa rivale^ et conserver aux lignes françaises le transit considérable de la Belgique et de FAngleterre.

En résumé, tandis qu'au Saint-Gothard appartiendra la rive droite du Rhin et au mont Genis la France centrale, le Simplon desservira toute la Suisse occidentale, une partie de la Suisse centrale, l'Alsace, la Lorraine, le Luxembourg, la Belgique et toutes les riches contrées françaises qui s'étendent de ces pays frontières à la Seine, jusqu a Paris et au Havre. C'est dire qu'il possédera la Manche, toute l'Angleterre et la malle des Indes.

Dans son intéressant travail sur la traversée du Simplon, M. de Stockalper, aujourd'hui ingénieur à la percée du Saint- Gothard, a donné les résultats suivants relativement aux distances et vitesses à parcourir, entre Paris, Calais et Lyon, d'une part, et les objectifs italiens de l'autre :

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