‹ Les Garibaldiens, révolution de Sicile et de NaplesChapitre 10 sur 11 · PROCLAMA REALE · texte numérisé non relu

PROCLAMA REALE

Fra i doveri prescritti ai re questi dei giorni de sventura sono i piCi grandies! e solenni» ed io intendo di compierli con rossegnazione, senza dc-

bolezza, con îiuimo sereiio e fiiiucioso la ([uale convien ai disceudeate di tanti monarchi. Â tai eil'etlo, rivolgo ancora una volta la mîa voce al popolo del mîo re(^no da cuî mi allontano con dolore di non aver potuto sacriiicare la mia vita per la sua fciicilà e la sua gloria. «

» Una guerra ingiusla e contra la ragione délie genti a invaso i mici Stali non ostanLe che io fossi in pace con tutte le potenzc eurupec, I mulati or-

1. J'ai la brouillon de ces adieux, qui, si on leur constituait leur véritable date, devraient porter celle du 2 septembre. Le brottiUoa est écrit sur papier au timbre du ministère d*État«

dim governati e la inia adesione ai grandi princi]^

nazionali non valsero ad allontanarla che anzi la necesftità di diifendere la integrità dello stato irasdnio seco avrenimenti che ho sempre deplomi.

Ond'io solennemente protesto contra taie invazione e ne appello alla giustizia de tutte le nazioni dirozzati.

n n Gorpo diplomatico remdente jmsso là mîa penonna sempre fin allora da quai! sentimenti timt compreso Tanimo mio verso questa illustre metropoli del regno. Salvare délie rovîne et délia guerra i suoi abiCanli e le loro propriété, gli edifizi» i mo* numenti, gli stabilimenti publie!, le collezione di arte e tutto questo che forma il patrirnonio délia sua civilta e délia sua grandezzae che appartenendo aile genenudoni fiiture e aoperiore aile passiom del.

mio tempo. *

» Questa parola è giunta Tora dî proferirla; la goerra ai awicina aile muro délia città« e co& dolore ineffabile, io mi allontanç, con una parte délia mia

armata, trasportandomi dove la difesa dei miei ' driiti mi chiama. L'altra parte di questa nobile armata resta per contribuire alla inviolabilità dellm capitale, che corne un palladio sacro raccomando al ministero, al sindaco ed al comandante délia guardia nazionale* La prova che chiedo ail' oaore cd al civismo di essi, è di risparmiare a questa patria carissima gli orrori dei disordini interni e i desastri délia guerra vicina. A quai uopo concedo loro tutte le necessarie e più estese facoltà di reg« gimento.

» Discendente di una dinaslia che per 126 anni regnè in queste coutrade coatiaentaU,^ i miei ailetU

8000 qui. lo sono Napolitano e non potrei senza grave rammaino dirigere parole di addio ai miei amalissimi audditi. Qoalche aia il mio destine, prospère oye contrario, eerbero per essi fort! ed amcHre»

voli rûmembrauze. Racconiando loro la concordia, la pace dei doveri cittadioi. Che uno smodato zeio per la mia sorte noii di?enta face di torbolenze.

T» Quando alla giustizia di Dio piacera restituirmi al trooo dei miei maggiori, cio ch' imploro è di n* vedere i miei popoli concordi, forti e felici.

• Napoli, a sett IMO. » ^

Le 6, dans la matinée, le roi signa beaucoup de décrets; à deux heures iqirès midi, il reçut les ministres et leur fit ses adieux en ces termes :

« Messieurs, je suis forcé de partir; mais je pars calme, parce que ma chute ne vient point de ma faute/ mais des décrets de la Providence. Quel que . soit mon destin, je le supporterai courageusement. La seule chose qui me hrise le ccaur, c'est que Na« pies abandonne la cause de soh roi sans coup férir. Je vous remercie de tout ce que voub avez fait pour le pays et pour moi« »

Puis vint le baise-main.

Vers quatre heures, le roi descendit du palais à la mer par la darse ; il était accompagné de MM. de Martine, de Capecelatro, de Carafa.

n s'embarqua sur la SajiUa^ commandée par le

capitaine Criscuola, marin de confiance du roi Ferdinand IL

A six heures, le h&timent partit, emportant vers

GaGte le dernier fils régnant de Henri IV et de saint Louis.

866 LES GARlBALOIEiNS

CARIBALDI A NAPLES

Pendant la soirée da 6, on avait appris "ParrÎTée

de Garibaldi à Salerne.

• Le roi, en partant; avnit recommandé à ses ministres de maintenir la tranquillité publiqaç. Les ministres, jaloux de remplir le devoir qui leur était irn}jObé, se réunirent vers neuf heures du soir chez Spinelli, leur président, et résolurent d*envoyer au général Garibaldi le maire de Naples, prince d'Alessandria, et le général de Saflepono, afin de traiter avec lui de son entrée dans la capitale.

On décida, en outre, de les faire précéder dé 1^voeat £miHo Givitta, dont le frère se trouvait dans l'armée de Garibaldi, et qui était ami très-intime de Romano. Gpzzolongo, qui venait d'être prorfiu au grade de ^commissaire de police, fut adjoint à Ëmilio Cîvitta.

Hfut convenu que le lendemain, de bonne heure, on se réunirait dans la salle ordinaire des séances, et que, là, on prendrait les dernidres décisions.

Xe lendemain, à six heures, se trouvèrent au rendez-vous Romano, Lancilli, et les directeurs de Cesare, Garafa, Giacchi et Miraglio.

Le commandeur Spinelli, de Maitino ét Pianelli f u ren t al tondus va i n ; > ment.

Les minisiros réunis décidèrent de faire une adresse à Garibaldi. Romano présenta une adresse écrite de sa main.

Elle fut ar prouvée de tous, mais sifrnée seules ment de Romano, de Ge3are et de Giacchi.

▼oim' cette adresse

« Général, n

» Vous voyez devant vous un ministère qui.regut le pouvoir dn roi François IL Nous racceptàmes comme un sacrifice dû à lapatde; nous Taocep-' tâmes dans des moments dirUciies, quand la pensée de l'unité de Tltalie, sous le sceptre ée Vieter^fim* manuel, pensée qui déjà, depuis longtemps, animait les Napolitains, soutenue par votre épée et jiroûiaiuée en Sicile^ é4&it devenue une irrésistible puissance; quand toute conâanoe entre le goi>vernemenl et les gouvernés éliiil lompue; quand les anciens grie£set les haines comprimées s'étaient; lût jour, grftce aux récexites libertés constitutionnelles; quand le pays était vivement agité par la ûcaiuie d'une réaction violente; xious acceptâmes lepouYoir dans ces conditions, afin de maintenir la IcaiMpiiUîté publique et de sauver l'État de l'anarcbie et delà guerre civile. Ce fut le but dclousnoserTorts. Le pays nous a compris, et il a su nous apprécier. La confiance de nos concitoyens ne ùous a jamais fait faute, et nous devons à leur zèle efileacc la tranquillité qui a sauvé la ville au milieu de tant de partis.

» Général, toutes les populations dn royaimie ont manifesté leurs vœux, soit par des insurrections ouvertes, soit par la voie de la presse, soit par d'autres démoQStratiooB. filles veulent, elles aussi. Jaive partie de lll grande patrie italienne sons le sceptre conslilulionnel de Victor-Emmanuel. Vous êtes, général, la plus baute expression de cette pensée. Ausri tons les regards sont tournés vers tous , toutes les espérances reposent eu vous. Et nous,

Digitiztxi

• 303 " ttS GARIBALDIENS

dépositaires du pouvoir, nous qui sommes aussi

citoyens italiens, nous 'remettons ce pouvoir dans vos mains avec la confiance que vous en userez dignement et que vous saurez duriger le.pays vers le noble but que vous vous êtes prop6sé, but qui est écrit sur vos drapeaux et dans le cœur de tous ; lUUie et Victor-EmmamieL

» NapIfiSy 7 septembre 1960.»

Revenons au prince d'AIessandria et au gjénérai de Sazepono, qui avaient été envoyés à Saleme par le conseil des ministres.

Les deux premiers messagers, Emilio Civitta et Cozzolongo, trouvèrent Garibaldi déjà prévenu. Il était an palais de Tintendance, le seul, on se le rappelle, qui n'eût pas illuminé le soir de ma station dans le port. Le général les reçut, causa avec eux du dépai't du roi, de la situation de Naples, et envoya le télégramme suivant à don Liborio RomanOy ministre de Tintérieur et de la police :

ITÀIJA E VITTOBIO-EMlIAlfinBIJE

Àl popolo di Napolû

' «Appenna qui gîunge il sindaco e il comandante délia guardia nazionale di iSapoli che attendo, io verro ira voi.

»^Ih questo solenne momento, vi laceomando Tordine e la tranquillità che si addueono alla dtgnità di un popolo, il quale rienlra deciso nella padronanza dei proprii diretti,

» Salemo, 7 lett. ore 6 1/2 antimeridîane.

» // diUalore délie Due-Sicilien » G. Gaaibaldi. b

L£S GARIBACDIENS ' 309

Liborio Romano lui répondit la dépêche suivante :

A Virmtissimo générale Garîbaldi^ dittatorie délie Dm-- , Sidlie y Liborio Romano , minisiro dell' itUemo 6

c< Con la maggiore impatienza, Napoli attende il suo arrivo par salutare il redentore dell' Italia, e rimettere nelle sue mani i poteri didlo Stato e dei

pioprii destini.

D In questa aspettativa» io staro saldo a tutela deirordine e délia tranquillità publica. La sua ?oce già m'e resa, nota al popolo è il più grau pegno dal successo di tali assunti. •

)) Mi attendo gli ultorii ordini suoi e sono coq iUimitato rispetto. Libobio Roxaiio.

» Napoli, 7 sett. »

Au lieu d'envoyer ses ordres» Garibaldi pensa que mieux valait les porter lui-mdme.

II monta en wagon, vers dix heures et demie du matin» avec dix c^e ses officiers, la députation envoyée vers lui et quelques officiers de. la' garde nationale.

On arriva à la gare du chemin de fer à midi.

Liborio Romano y attendait le générai avec Giacchi et de Gesare ; Liborio Romano prononça le dis- « cours que nous avons cité plus haut. '

Garibaldi lui tendit la main et le remercia d'avoir iàméle pays. Ce furent les propres paroles du dictateur» et c'était vrai. >

Si le sang n'a pas coulé aux portes ou dans les rues deNaples, c'est à Liborio Romano queNapies le doit.

Des voitures attendaient en dehors de la gare;

«It LES GARIBALDIENS ,

f^où moDtik Gariboldi prit la; tfite dd'eolonM et

roula vers Naples.

Les foi Is étaient encore gardés par le* soldats royaux. A l'approche du général, il se* ût mi certain mouvement hostile parmi les artilleur».

Garibaldi le vit, se leva debout dans sa voilure, erei«a les bras et les regarda en face»

Le^aflUlrarslui Aoent le nlul militaue.

A la Grand'Guardîa, un officier donua ordre da £aire feu; les soldats refuâèrenL.

Gomme a^est rhabitude pour totà roi, tool princ» ou tout- conquérant qui fUb %m entvte à Na^ksy oo se rendit à l'archevôchô.

Le frère Jean dit la messe et reufemia Sîm. Le Tê Detm chanté, Garibaldi invita Romaiio hmotMi en voiture avec lui, et l'on se dii'^* a vers le palais d^Angri, qu'ont habiié Ghampionnel etMasséna^

Arrivé au palaia d'Aogri, le générai laissâmes trbis premiers étages k ses aides de camp, k son état-major, à ses secrétaires, et s'arrèla dans les mansardes.

Naples tout entier l'avait suivi, du iort de la mer à l'archevêché, et de rarchevôché au palais d'Angrû

Un cri immense, qu'on eût cru poussé par les cinq ceai aailie voix de Naples^ se lit alors entendre et enfem par toulas kft fenêtres ouvertes en montant au ciel ; hymne de veugeance contre François Df, hosannah de reconnaisiuuce pour Le iibéi'ateur : •

— ¥ivo Garibaldi î

Forpe fut au général de paraître à la fenêtre. Les

cris redoublèrent; les chapeaux et les bouquets teent jetés en Tair. A toutes les Icnélres ayant vue m le paiak d'Angci, les fournies agitaient leurs

LES GARIBALDIENS - m

mouchoirs, sa pcnchaieat en dehors, au risque de se précipiter dans la rne. La révélation était âiite, et, comme je l'avais promis à Garibaldi, sans qii'elli» coûtât une goutte de sang !

C'était cetle triomphale entrée que le télégraphe m'annonçait le 8 au matin à Messine, iKir la booehe du commanda ul de COrégon,

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