‹ Les garnisons de la barrière dans les Pays-Bas autrichiensChapitre 31 sur 56 · ARTICLE · texte numérisé non relu

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Quant à ceux de Bouckhaule, ils demandent d'être désintéressez d'une somme de seize mille llorins, (pi'a coulé l'ouverture du vieux conduit de leur canal, Hiiie jiar permission des Etats Généraux l'an KiilS.

Item, (les dommages qu'ils ont soufleris par des inondations depuis le o ociobre 1701 jusqu'au mois de mai 1702, parccque les dits Etats Généraux avcienl alors bouché ledit vieux conduit.

Item, ils se plaignent .priis oui dû donner pour gratilicalions extraordinaires au commandant de la Philippine depuis l'an 1702 jusqu'en 1713 la somme de tô.'iOllorins annuellement, et depuis 1713 jusqu'en 1737, celle de 7M florins par an.

Item, ils demandent le remboursement des Irais laits en 1720 piuir remettre lesd.Mu digues en él;il pour l'ouvcrlure du vieux conduit, portant .393.'; Ihwins, C sols.

l'inalemenl, ils demandent dédommagement de toutes les inondations arrivées jusqu'à présent par le délmil des commandans de Philippine, et autres empèchemens ((ui oui causé les diles inondalions.

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Mémoiro d cxposilion do fait sur 1rs difTérotiles ontrP|)nses cl attentats que les eoinmandanis et autres offiriers de la llépdbliqiie des Provinces Unies ont commis aux Pays Bas, depuis la dernière paix d'Aix-la-Chapelle, nomniémcnl dans les places de la Barrière.

La paix ayant rendu à S. M. l'Impératrice et Reine ses provinces aux Pays Bas que les malheurs de la guerre avoient entraînées sous le joug des ennemis, l'on avoit tout lieu de se llalter que cet heureux retour alloil mettre ces provinces dans la jouissance d'une parfaite tranquillité surtout de la part de la Ré|)uhlique des Provinces Unies, ancienne et naturelle alliée de la très auguste Maison, qui de son coté s'est fait constamment un principe invariable de contribuer à tout ce qui pourroit affermir la bonne intelligence avec les Provinces Unies, si essentiellement nécessaire pour la cause commune.

Malheureusement ces bonnes intentions dont l'Impératrice et Reine ne se départira jamais, se trouvent néanmoins croisées par une foule d'attentats et de violences presque continuelles, que les commandants et autres offîciers de la République, surtout dans les places de la Barrière ne cessent de commettre contre les droits souverains de S. M. aux Pays Bas, au point même que, sans la moindre attention au culte de la Religion, à l'autorité et jurisdiction incontestable des Magistrats, enfin sans aucun égard au Décorum de son Gouvernement Giïal, à la tète duquel se trouve son Beau frère, frère unique de S. M. l'Empereur, ils franchissent les bornes des devoirs que leur serment même leur impose, et de toute bienséance, d'une manière que S. M. l'Impératrice Reine ne sauroit supporter plus longtems, sans manquer à ce qu'Elle se doit à Elle même, à l'honneur de son R' service et à ses fidèles sujets.

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