RÔLE DE L’ANTRE
Le rôle physiologique de la région pylorique est indiscutable, chez l’homme comme chez l’animal. Par contre, son mode d’action reste à peu près inconnu.
La fonction de l’antre pylorique a d’abord été étudiée chez l’animal. Des expériences innombrables, et dont il n’est pas question d’épuiser ici lénumération, l’ont mise
en valeur.
Edkins (1906) montre qu’un extrait de muqueuse pylorique dans l’eau bouillante, additionnée de HCI à 4%, contient une substance active qui, introduite dans les vaisseaux déclenche la sécrétion gastrique. Les extraits de la muqueuse fundique ne la contiennent pas. Dans d’autres extraits la substance est contenue sous forme inactive.
Edkins et Tweedy (1909) introduisent par le pylore un disque élastique séparant complètement antre et fundus. Dans la chambre antrale linjection d’extrait de viande, de saccharose ou d’HCI entraîne une sécrétion fundique. L’injection dans le fundus des mêmes aliments ne provoque aucune sécrétion.
Emsmann, en 1912, a obtenu des extraits actifs d’antre, de duodénum, de jéjunum. Luckardt, Keeton et Koch ont confirmé ses travaux. Lim, Ivy et Yutaka Oyama, Ivy, Mac- Carthy et Lim, dans les expériences de perfusion, ne peuvent d’abord établir la présence dans le sang d’une gastrine.
Mais, en 1925, Ivy transplanta en deux temps une poche gastrique fundique dans la glande mammaire. Cette poche répond à l'injection sous-cutanée d’histamine et secrète de PHCI libre deux à six heures après un repas. Cette expérience a été reprise et confirmée par Ivy et Farrel (1926), Lim, Loo et Liu en 1927. Lim et Necbell injectent le dialysat du sang des animaux en période de digestion à des chiens ; leur sécrétion gastrique est stimulée.
Straaten (1933), après œsophagotomie, supprime toute la zone pyloro-antrale du chien. Il n’obtient pas de sécrétion acide importante, même après repas fictif. Cette sécrétion est conservée si la zone est laissée en place. Il démontre, de plus, que la phase psychique n’est pleinement efficace que si les glandes antrales sont conservées.
Klein (1935) fait une gastrectomie partielle chez le chien et transplante une poche fundique sous la peau sans en conserver linnervation. La poche secrète après injection d’histamine, mais ne secrète pas d’acide pendant six heures